Les actionnaires du Crédit Suisse mènent une enquête interne afin d’identifier le responsable du scandale Archegos

Vue du bâtiment du Credit Suisse à Londres.

Ces dernières années, le Credit Suisse est sujet à une série de scandales financiers. Dernière en date : l’affaire Archegos. Pour les actionnaires, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ils ont ainsi décidé de mener une enquête interne afin d’identifier les responsables et réclament la démission de l’actuel président du Credit Suisse.

Archegos a vendu à prix dérisoire à Wall Street environ 20 milliards de dollars de titres. Cela a eu de lourdes retombées sur des banques du monde entier, particulièrement sur le Credit Suisse. La banque helvétique n’a pas communiqué ses pertes, elle a juste indiqué que les déficits pourraient être très significatifs et substantiels. Mais selon les analystes de JP Morgan, les pertes du Credit Suisse pourraient s’évaluer à quelque 5 milliards de dollars.

Face à cette situation, des sites de comparatif banque indiquent que les actionnaires mettent la pression sur l’enseigne bancaire helvétique et souhaitent que certains dirigeants démissionnent.

Une série de scandales

Le scandale Archegos fait partie d’une longue liste de mauvaises décisions prises par le Credit Suisse. Déjà en novembre 2020, la banque helvétique avait enregistré une dépréciation de près de 45 millions de dollars en raison d’un autre hedge fund, York Capital, dont elle a acquis 30 % du capital. Le Credit Suisse a également informé que ses clients pourraient perdre jusqu’à 3 milliards de dollars à cause du gel de fonds commercialisés engendré par la faillite de son partenaire britannique Greensill.

Il est aussi à rappeler les prêts accordés par le Credit Suisse au fondateur du Luckin Coffee. Ce dernier avait falsifié ses comptes. Il y a eu également le scandale de la Startup Wirecard, où la banque helvétique avait investi 900 millions de dollars. Pour les investisseurs du Credit Suisse, ces scandales sont le résultat d’une série de prises de risques disproportionnées. À un expert financier de commenter :

Quand un établissement bancaire n'a pas la taille critique face à ses concurrents américains très profitables, et qu'il essaie de grandir, il prend nécessairement des risques disproportionnés. Et dans certaines divisions, ça ne pardonne pas.

Les dirigeants dans le viseur des actionnaires

L’affaire Archegos a été le scandale de trop pour les actionnaires du Credit Suisse si bien que ces derniers souhaitent que les dirigeants de la banque déposent leur lettre de démission. D’ailleurs, le conseil d’administration du Credit Suisse a décidé de mener une enquête en interne afin de trouver le principal responsable des affaires Archegos et Greensill.

Parmi les personnes soupçonnées par les actionnaires, on retrouve la patronne des risques de la conformité de la banque helvétique, Lara Warner. Elle aurait mis la pression en interne pour l’approbation d’un prêt à hauteur de 160 millions de dollars à Greensill, alors que les responsables des risques auraient été défavorables à cette décision.

L’ancien responsable de la gestion d’actifs, Éric Varvel serait aussi dans le viseur des actionnaires, tout comme le dirigeant des activités en Asie, Helman Sitohang, à en croire les sources du Financial Times. Certains des investisseurs réclament également la démission d’Urs Rohner, l’actuel président du Credit Suisse. D’après les actionnaires, Urs Rohner serait le principal responsable de cette série de scandales. Le directeur d’Éthos, Vincent Kaufmann a déclaré que :

Depuis l'élection de Monsieur Rohner à la présidence en 2011, c'est une cascade de graves erreurs qui ont été commises.

Vincent Kaufmann

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