La mise en œuvre de l’éthique professionnelle n’est pas effective chez les banques

Une banquière face aux clients

Une agence de notation s’est intéressée à la diffusion en interne d’une culture de l’éthique chez les établissements bancaires. Elle montre que les banques semblent encore timides en ce qui concerne la mise en œuvre de la « moralisation » des pratiques, ce qui s’observe, entre autres, au niveau de leurs politiques de rémunération. Gros plans !

Parce que les litiges et amendes se multiplient du côté des banques, ces dernières sont désormais conscientes de l’ampleur des défis auxquels elles sont confrontées en matière de « moralisation » des pratiques.

Récemment, Vigeo Eiris, une agence de notation, a publié les résultats d’une étude qu’elle a réalisée dans le cadre de la mise en œuvre de cette moralisation. Menée sur 52 institutions financières (dont 31 sont européennes) affichant un bilan de plus de 200 milliards d’euros, l’enquête révèle que cette mise en œuvre est loin d’être effective chez certains établissements.

Pour obtenir ses résultats, Vigeo applique sa méthodologie de notation aux données que les enseignes de crédit étudiées ont rendues publiques.

Dans notre panel, trois quarts des banques indiquent avoir intégré les risques liés à la responsabilité sociale dans leur contrôle interne, mais moins de 40 % ont mis en place des process solides pour gérer ces risques.

Les auteurs de l’étude indiquent qu’il s’agit de tableaux de bord, de formations portant sur les risques ou d’une cartographie de ces derniers.

Politiques de rémunération

La non-effectivité de l’application de la moralisation des pratiques se reflète par ailleurs au niveau des rémunérations. Le rapport de Vigeo souligne :

Alors que trois quarts des banques ont identifié les collaborateurs considérés comme des « preneurs de risques matériels », seulement une sur cinq a introduit des mesures de performance liées aux comportements au sein de leurs politiques de rémunération.

À titre illustratif, sur 3 banques examinées, seulement une d’entre elles intègre les critères RSE dans la rémunération variable des dirigeants. Un constat plus accablant ressort même de l’étude : parmi les 52 enseignes étudiées, ils ne sont que 10 à disposer d’indicateurs de performance intégrant l’éthique des affaires.

Le rapport montre par ailleurs que les institutions de crédit ne dispensent pas assez de formations à leurs salariés.

Seul un tiers des banques ont mis en place des programmes formels de formation à la prévention de risques éthiques et clairement soutenu une culture interne de conduite responsable des affaires précise l’étude.

Quantification du risque

Vigeo Eiris explique la multitude des angles morts par le fait que les « risk managers » bancaires sont habitués à quantifier le risque. Fouad Benseddik, directeur de la méthode et des relations institutionnelles chez l’agence de notation, commente :

Ce qui touche à la réputation, ou à la cohésion, ils savent le nommer, mais ne leur donnent pas la priorité car ils n'entrent pas dans les indicateurs de performance : ce sont des risques considérés comme non matériels.

Résultat, l’attention des organismes bancaires reste focalisée sur les risques financiers directs.

Ainsi, la majorité des enseignes bancaires s’avèrent bel et bien timides dans la mise en œuvre de la moralisation des pratiques. Celles qui le sont moins gagnent des points dans le classement de notre comparateur banque. N’hésitez pas à recourir à notre instrument pour trouver facilement l’établissement de crédit qui répond le plus à vos attentes.

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