Banque : l’entrée dans le digital comme prétexte pour la réduction d’emploi ?

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Les banques, dans leur évolution, entrent maintenant dans le digital. Cela inquiète pourtant le syndicat national de la banque et du crédit. Les détails.

Le constat est de plus en plus inquiétant pour le syndicat des travailleurs. Les nouvelles technologies ne se contentent plus de seconder les conseillers bancaires traditionnels dans leurs tâches, elles les remplacent.

Jeudi dernier, le SNB, d’ordinaire réformiste et soucieux dans l’accompagnement de la baisse des effectifs dans les réseaux bancaires, a pris l’initiative d’alarmer le secteur. En tant que deuxième organisation syndicale du secteur bancaire, le Syndicat national de la banque et du crédit s’inquiète surtout sur l’avenir de la profession dans le secteur.

Inquiétude du syndicat face à l’impact des technologies d’intelligence artificielle

Selon le président du SNB, Régis Dos Santos, de déclarer « Nous pensions que les effectifs des réseaux bancaires allaient décroître progressivement sur une période de cinq ou six années. Mais la rupture qui s'annonce risque d'être bien plus brutale et plus rapide.

BNP Paribas, Société Générale mais aussi les banques mutualistes (BPCE, Crédit Agricole ou le Crédit Mutuel) accélèrent leurs investissements dans le digital et ceux-ci pourraient devenir le prétexte de réductions d'emplois drastiques ».

À rappeler que les plans de fermeture d’agence ou en gestation dans les banques de l’hexagone ont un impact non négligeable sur l’emploi. En outre, le syndicat s’inquiète de l’impact véhiculé par les technologies d’intelligence artificielle en pleine émergence dans les établissements bancaires.

Ces technologies ont, à la base, été établies afin de seconder les conseillers dans leurs tâches quotidiennes comme les réponses aux mails clients ou les opérations de conformité à la règlementation en vigueur.

Une première solution : l’investissement dans la formation du personnel

Régis Dos Santos, de continuer dans ses déclarations, « Le système d'IBM Watson adopté par le Crédit Mutuel permet certes de soulager les conseillers de tâches rébarbatives, mais ces systèmes sont tellement performants qu'on peut imaginer qu'ils gèrent demain une partie de la clientèle des banques seuls ». En d’autres termes, qu’ils remplacent aux conseillers bancaires traditionnels.

Un autre fait qui a suscité l’inquiétude des représentants des salariés dans le secteur bancaire : les départs à la retraite seront moins nombreux à l’avenir. Alors que ces départs permettent aux établissements bancaires d’absorber leurs baisses d’effectifs durant ces dernières années.

Selon les dires du président du SNB, la pyramide des âges présente dans le secteur bancaire devrait être un moyen de combler une partie « des destructions d’emplois » sur une durée de deux ou trois ans.

Ainsi, le syndicat incite les établissements à investir dans la formation de leurs conseillers, pour garantir leurs performances face aux systèmes d’intelligence artificielle à venir. L’effort décuplé par les banques dans l’adaptation de leurs systèmes informatiques aux nouvelles technologies devrait être équivalent à celui misé dans la formation du personnel. Cette alternative pourrait faire toute la différence dans le cadre d’un comparateur banque.

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