Le statut de la City disputé par les places boursières européennes

La City de Londres

En vue du Brexit, les places financières européennes rivalisent pour prendre la place de la City. Francfort, Dublin et Paris sont les principales villes qui suscitent l’intérêt des établissements financiers. Chacune dispose de leurs propres atouts pour attirer les émetteurs et les sociétés financières. Certains transferts d’emplois de banques vers ces villes ont même déjà été annoncés. Toutefois, les experts tempèrent en affirmant que ceux-ci seront limités et que Londres restera une importante place boursière.

Le 29 mars dernier, la Première Ministre britannique Theresa May a officiellement lancé la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en activant l’article 50 du traité européen. L’effet collatéral du divorce entre Londres et l’Union européenne est que la City, place financière la plus importante d’Europe, promet de perdre son statut.

En effet, les capitales européennes se disputent sa place pour convaincre les grands établissements financiers qui désirent continuer d’opérer en zone euro. Les banques installées à Londres s’apprêtent ainsi à déménager leurs activités pour se protéger du Brexit. Elles choisissent principalement de délocaliser leurs emplois à Francfort, Dublin ou Paris. La comparaison des banques qu’elles effectuent sur ces trois places est établie à partir de plusieurs critères.

Francfort, Dublin et Paris

Dublin figure parmi les premiers choix des grands établissements bancaires. Plébiscitée comme « centre technique » par les acteurs financiers anglo-saxons, la capitale irlandaise présente en effet certains avantages et quelques similitudes avec Londres : proximité culturelle et juridique, même langue et environnement fiscal favorable.

Les spécialistes estiment que du fait de sa position (elle abrite la Banque centrale européenne), la ville de Francfort se présente quant à elle comme le futur « business center ». Les activités commerciales des établissements bancaires de l’Union Européenne seraient concentrées dans la ville.

À l’heure actuelle, la seule capitale à avoir réellement bénéficié d’une relocalisation officielle est Paris. En effet, HSBC avait annoncé le déplacement de 1 000 emplois dans la capitale française. Ainsi, cette dernière apparaît également comme une place de choix pour les dirigeants des banques. Arnaud de Bresson, représentant de la place de Paris déclare d’ailleurs :

Nous avons rencontré plus d'une centaine de banques et gestionnaires d'actifs sur tous les continents et les marques d'intérêts sont manifestes. Nous avons mené des échanges approfondis y compris sur les modalités réglementaires d'accès.

Arnaud de Bresson

Londres restera une importante place financière

Contrairement aux transferts de milliers d’emplois prévus en 2016, avant le référendum du Brexit, les relocalisations dans les capitales européennes promettent toutefois d’être plus limitées.

Soucieux de limiter au maximum leurs coûts, les établissements bancaires n’externaliseront en effet que certains services vers des filiales, sans toutefois migrer les équipes associées.

Ce régime peut permettre aux banques de conserver leurs effectifs de back office à Londres explique un spécialiste du secteur.

Comme le souligne Richard Gnodde, directeur général chez Goldman Sachs, ainsi que de nombreux autres dirigeants de grandes banques, Londres demeurera un hub régional et mondial significatif.

Pour sa part, la banque d’investissement américaine estime qu’à ce stade, une centaine d’emplois seront touchés par le Brexit. À l’image de Deutsche Bank qui a officialisé la location de nouveaux locaux à Londres à partir de 2023, Goldman Sachs bâtit un nouveau siège dans la capitale britannique.

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