La croissance trop rapide de la fintech berlinoise Solarisbank a mis la puce à l’oreille de la BaFin

Logo de la Solaris Bank.

La croissance trop rapide de Solarisbank a mis la puce à l’oreille de la BaFin. C’est le quotidien Handelsblatt qui a récemment vendu la mèche en notant qu’après N26, c’est maintenant le tour de cette fintech berlinoise de se trouver dans le collimateur de ce gendarme du marché financier allemand.

Pour servir ses ambitions de devenir la meilleure banque pour les jeunes sur le marché financier européen, Solarisbank multiplie les stratégies visant à accélérer sa croissance. Un accroissement un peu trop rapide aux yeux de la BaFin qui y voit une source d’inquiétude selon le quotidien Handelsblatt indiquant qu’après N26, c’est maintenant cette néobanque qui est sous la surveillance de ce superviseur bancaire allemand.

Une décision qui n’est pas pour déranger l’enseigne selon Roland Folz, son patron avouant d’ailleurs que cette situation est pour jouer en la faveur de son entreprise lors de sa prochaine introduction en Bourse dans les mois à venir.

Désormais dans le viseur de la BaFin

À titre de rappel, le gouvernement allemand a sommé la BaFin d’être plus à cheval dans ses principes depuis les scandales, dont Greensill Bank et Wirecard ont fait l’objet. Raison pour laquelle, ce gendarme bancaire a multiplié les efforts dans la surveillance des acteurs financiers de sa juridiction.

En ce sens, il faut d’ailleurs préciser que la fintech berlinoise N26 est l’une des dernières de la liste à se trouver dans son collimateur et qui a fini par faire l’objet d’une sanction se manifestant à travers :

  • Une amende de plus de 4 millions d’euros ;
  • Un rythme de sa croissance limité à 50 000 nouveaux clients par mois au niveau européen.

L’accroissement trop rapide de l’enseigne serait la source de ces soupçons faisant penser à une performance par le blanchiment d’argent ou encore aux dépens de contrôles sur les comptes frauduleux.

Les mêmes motifs incitant également le superviseur à cibler Solarisbank désormais sous son viseur à travers PwC. D’ailleurs, ce cabinet a jusqu’à la moitié de l’année pour avoir une idée précise sur les 5 millions de clients acquis depuis la création de l’enseigne en 2016 et ses 100 millions d’euros de chiffre d’affaires de 2021, alors qu’en parallèle, sa valorisation est estimée à 1,4 milliard d’euros.

La néobanque voit la situation d’une manière positive

Maintenant que Solarisbank est sous la surveillance de la BaFin, les analystes sont tentés de croire que la néobanque s’est retrouvée dans une mauvaise posture et risque des sanctions comme l’a été N26. Ce qui n’est pas du point de vue de Roland Folz qui voit la situation d’une manière positive en annonçant que :

Nous n’avons pas de secret.

Roland Folz

Le patron du groupe a même tenu à souligner que :

Solarisbank salue la démarche de la BaFin.

Roland Folz

Et ce n’est pas faute de le croire puisque ce responsable estime que cette procédure ne fera que réconforter la position de son entreprise lors de son introduction en Bourse qui devrait intervenir après la clôture de cette enquête. De quoi, servir de levier à la fintech qui prévoit une croissance de 40 à 60% en ce qui concerne ses revenus annuels et qui s’est accordé cinq ans pour séduire 20 millions d’utilisateurs en Europe.

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