Les banques de la zone euro sont appelées à renforcer leurs contrôles des risques face aux cyberattaques

 Attaque de pirate informatique, concept de cybercriminalité, cyber sécurité.

2021 était certes une année exceptionnelle pour le secteur bancaire européen enregistrant des résultats encourageants. Mais comme les deux faces d’une même pièce, la saison s’est aussi fait remarquer par la montée en force des incidents liés à des cyberattaques. Un phénomène malencontreux que la BCE veut éviter cette année.

Après la période de ralentissement de 2020 sous l’influence de la pandémie, les organismes financiers, banque en ligne et classique, de la zone euro ont vite fait de renouer les liens avec la rentabilité en 2021.

Il y a de quoi se féliciter selon la BCE lors d’une conférence de presse durant laquelle l’institution a également attiré l’attention sur un phénomène quelque peu inquiétant. La croissance à deux chiffres du nombre de cyberattaques enregistré sur la période.

Une menace qui pèse aussi bien sur les enseignes publiques que privées selon la Banque centrale européenne jugeant utile d’adopter des mesures pour rectifier le tir.

La cybercriminalité gagne du terrain

En 2021, la performance était certes au rendez-vous pour les banques de la zone euro. Toutefois, la BCE s’accorde à dire qu’une zone d’ombre est venue en ternir l’éclat en faisant allusion à la cybercriminalité qui a tendance à gagner du terrain.

Sa croissance est plutôt impressionnante selon Orange Cyberdefense indiquant une hausse de 13% du nombre de cyberattaques perpétuées contre les entreprises privées et publiques sur la période au niveau européen. Et la situation est encore plus critique pour la France aux yeux de la CPME (Confédération des PME) faisant savoir dans une note publiée en décembre dernier que ce niveau a atteint la barre des 20%.

De quoi inquiéter selon la Banque centrale européenne y ajoutant d’autres sources d’incertitudes pour la période d’exercice de 2022 en faisant valoir que :

Les événements météorologiques extrêmes peuvent peser sur la capacité des emprunteurs à rembourser leurs dettes et entraîner une dépréciation des actifs utilisés en garantie de prêts bancaires.

Des mesures pour limiter les dégâts

Malgré les résultats exceptionnels de 2021, la BCE estime qu’avec ces risques qui pèsent sur les banques européennes, il serait plus prudent d’adopter des mesures pour limiter les dégâts pour cette saison qui n’est encore qu’à ses débuts.

Pour contrer la propagation des attaques numériques par exemple, le superviseur a jugé utile de demander aux enseignes bancaires si ces dernières :

  • Mènent suffisamment de tests d’intrusion pour mesurer la solidité de leurs défenses ;
  • Disposent d’assez de personnel compétent pour traiter ce genre de risque.

L’objectif étant d’évaluer leurs aptitudes à faire face à d’éventuelles cyberattaques et de faire le nécessaire pour les aider à renforcer leurs défenses. À ce propos, le président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE a tenu à préciser que :

Les banques doivent rester conscientes des conséquences possibles sur leurs bilans et renforcer leurs cadres de contrôle des risques et de gouvernance.

Quant à la question sur l’insolvabilité, deux mesures ont été adoptées pour parer le coup à travers l’augmentation :

  • Des exigences globales en fonds propres « durs » dit CET1 passant de 10,5% en 2021 à 10,6% ;
  • Des provisions en matière de fonds propres passant de 14,9% en 2021 à 15,1%.

Ce qui devrait permettre aux banques d’absorber d’éventuelles pertes liées à des crédits impayés.

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