Bank of Africa a su limiter les effets de la pandémie sur ses résultats du premier semestre 2020

capture écran du site Bank Of Africa

Au Maroc, les résultats de Bank of Africa (BoA) pour le premier semestre 2020 reflètent les effets de la pandémie. Toujours est-il que la filiale de BMCE Group a fait preuve d’une grande résilience. Ainsi, elle a réussi à contenir les conséquences de la crise sanitaire aussi bien sur le plan social que commercial. Explications.

Avec les restrictions de déplacement et la peur de la contamination entraînées par le Covid-19, de nombreux consommateurs ont basculé vers la banque à distance dans le monde. Il n’empêche que les établissements financiers traditionnels ont continué d’assurer leur rôle durant la crise sanitaire. Au Maroc, Bank of Africa a notamment poursuivi le financement de l’économie alors que le coronavirus créait de grandes incertitudes.

Pour contrebalancer les effets de la pandémie sur les fonds propres du groupe, l’augmentation de son capital a été décidée lors d’une assemblée générale extraordinaire. Concrètement, cette opération engagera tout au plus 999 102 229 dirhams qui seront intégrés dans les chiffres du deuxième semestre.

Une banque restée très active sur le plan social

Face à la crise sanitaire, BoA a joint ses efforts à ceux d’autres acteurs pour soutenir l’économie. La banque a ainsi appliqué les mesures instaurées par le Comité de veille économique. En fait notamment partie le report des échéances de crédit n’impliquant ni pénalités de retard ni frais.

Par ailleurs, la banque a lancé deux nouveaux produits couverts par la Caisse centrale de garantie. Baptisés Damane Relance et Damane Oxygène, ils visent les TPME affectées par la pandémie. Ces entreprises peuvent s’en servir pour redémarrer leur activité ou financer leurs charges de fonctionnement. Pour leur part, les entrepreneurs qui se sont retrouvés en difficulté peuvent solliciter un prêt amortissable à échéance constante auprès de BoA.

Alors que le taux directeur tend à baisser, le PNB (produit net bancaire) de l’enseigne a atteint 3,6 MMDH (milliards de dirhams), ce qui traduit une croissance de 3,4 %. Cette hausse est liée à l’augmentation de 42 % des activités de marché, à hauteur de 621 MDH (millions de dirhams). Elle résulte également de la progression de la marge d’intérêts qui s’est chiffrée à 2,7 %.

De son côté, le résultat net de BoA a reculé de 55 % comparativement aux 6 premiers mois 2019. Dans le détail, il s’est établi à 476 MDH. Il a été affecté par une augmentation de 40,2 % du coût du risque.

Enfin, la banque est parvenue à optimiser ses frais généraux qui se sont élevés à 1,706 MMDH, soit une diminution de 2 %. Cette baisse a permis de faire croître le RBE (résultat brut d’exploitation) de 2,3 %. Par conséquent, le coefficient d’exploitation a gagné de 2,6 points (47,6 %).

Des indicateurs impactés par le don pour lutter contre la pandémie et l’augmentation du coût du risque

Le PNB consolidé de BoA s’est élevé à 7 MMDH en juin dernier. Par rapport au même mois en 2019, il s’est amélioré de 1 %. Cette situation est imputable à la croissance de 4,3 % de la marge d’intérêts et de 9 % des opérations de marché. Le recul de 5 % constaté sur les commissions n’a donc pas influé sur le PNB.

Pour sa part, le RNPG (résultat net part du groupe) s’est effondré de 68,2 % en un an. Il s’est ainsi chiffré à 373 MDH de janvier à juin 2020. Il convient néanmoins de relativiser cette baisse, car elle est liée au versement réalisé par la banque au Fonds spécial de lutte contre le Covid-19. Ce don s’est élevé à 1 MMDH. Cette diminution résulte également de la progression de 68 % du coût du risque.

Il faut souligner la politique extrêmement prudente adoptée par le groupe concernant ce dernier point. En effet, il a inclus les impacts prévisionnels de la pandémie sur la base du « Forward Looking ». Il s’agit d’un système de provisionnement prospectif. Ainsi, en faisant abstraction du don, le repli du RNPG a été contenu à 14 %.

La résilience du groupe est en grande partie due à la baisse de 2 % de ses charges d’exploitation hors don. Ce dernier, avec le coût du risque, ont logiquement affecté les autres indicateurs :

  • Le RBE accuse une baisse de 27 %, mais affiche une hausse de 5 % s’il est retraité du don ;
  • Le résultat d’exploitation s’est déprécié de 64 % ou de 20 % hors don.

Le coefficient d’exploitation, quant à lui, s’est établi à 53,5 %. Compte tenu du contexte actuel, ce taux est très satisfaisant.

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