La britannique Monzo n’a pu récolter que 67 millions d’euros lors de son dernier tour de table

capture ecran du site monzo

Ciblant un financement de 70 millions de livres sterling pour son dernier tour de table, la fintech britannique Monzo n’a pu récolter que 60 millions de livres sterling (67 millions d’euros). Cette levée de fonds a vu la participation des investisseurs historiques (Y Combinator, General Catalyst, Accel, Stripe, Goodwater, Orange, Thrive, Passion Capital) et d’autres nouveaux actionnaires (Reference Capital et Vanderbilt University).

Sa valorisation est ainsi en chute de 40 % par rapport à sa valeur avant l’avènement du coronavirus. La start-up se trouve aujourd’hui en difficulté face à la crise et elle compte sur le financement de SoftBank pour pouvoir pallier le manque de liquidités.

Baisse sensible des transactions par carte

Monzo traverse pour la première fois depuis sa création en 2015 une période pour le moins délicate.

Important La nette réduction du nombre des transactions réalisées à l’étranger par les clients avec leurs cartes bancaires entraîne une baisse sensible des revenus et un manque de liquidités.

Certes, le lancement de l’offre business a permis à Monzo d’enregistrer 25 000 comptes souscrits par des PME, mais il faut dire que ceci ne lui permet pas de faire face à son besoin de trésorerie. Ses dirigeants ont dû se résoudre à réduire les effectifs et à fermer son service support aux États-Unis. Des décisions qui pourraient lui valoir des avis négatifs dans les sites de comparaison de néobanque.

Le financement de 67 millions d’euros qu’elle a collecté au cours de son dernier tour de table ne lui permettra pas de faire face sereinement à cette crise. Elle a même été contrainte de réduire sa valorisation de 40 % et de reporter le lancement de son offre premium.

Le business model des néobanques chancèle à cause de la crise

La banque digitale britannique n’est pas la seule à subir de plein fouet les effets de la crise. Ses concurrents, N26 et Revolut, n’ont pas non plus été épargnés. Ces derniers ont d’ailleurs annoncé des mesures conjoncturelles.

Pour les observateurs, la pandémie a fait chanceler le modèle business des néobanques, lequel repose tout particulièrement sur les commissions prélevées sur les dépenses des clients.

Pour sa part, Tom Blomfield, le cofondateur et PDG de Monzo, a préféré confier les rênes de l’entreprise à TS Anil, le numéro un de la branche américaine de la start-up. Celui-ci va désormais occuper le poste de président et se focaliser sur les objectifs à long terme de la jeune pousse.

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