Une embellie pour les grandes banques britanniques

Monnaie sterling

La crise de 2008 et les scandales financiers successifs ont contraint les grandes banques britanniques à entreprendre des restructurations coûteuses et à provisionner des montants colossaux pour régler des litiges. Mais aujourd’hui, alors que le marché de la banque de détail se tend, leurs efforts commencent à porter leurs fruits. Les petits établissements, en revanche, ont plus de mal à encaisser le choc.

Début de reprise pour trois des leaders du marché

L’analyse des résultats des grandes enseignes bancaires britanniques pour le premier trimestre montre une nette amélioration de leur rentabilité.

Le résultat avant impôt de Lloyds Banking Group et RBS s’affiche ainsi en hausse de près de 100 % sur les trois premiers mois de 2018 par rapport à la même période l’année dernière. Pour Lloyds, la marge nette d’intérêt a même augmenté de 0,13 %, pour atteindre 2,93 %.

Du côté de HSBC, le bénéfice trimestriel avant impôt est tombé à 4,76 milliards de dollars, en repli de 4 %. Mais selon la banque, cette baisse serait due à une augmentation de 13 % des coûts, afin de financer les investissements nécessaires au développement de l’activité et à l’accélération de la transformation digitale.

Important Seule Barclays sort du lot avec des résultats toujours négatifs.

Le scandale des PPI, qui concerne la vente abusive de contrats d’assurance de crédits, l’a obligée à passer des provisions supplémentaires. En conséquence, sa perte avant impôt est passée à 236 millions.

Malgré la diminution des dépenses associées aux litiges et restructurations, les banques doivent composer avec une conjoncture difficile sur le marché de la banque de détail. RBS, par exemple, a enregistré une nette diminution des prêts aux particuliers. Sur le secteur des crédits immobiliers, notamment, la chute des taux d’intérêt et la concurrence accrue pèsent fortement sur les marges.

Situation plus complexe pour les petites banques

En revanche, la situation est plus difficile pour les établissements de plus petite taille, dont les activités sont peu diversifiées. La nouvelle plateforme informatique lancée par TBS pour économiser annuellement 100 millions de livres a subi une rupture de service fatale pour son image.

Pour la filiale de Santander au Royaume-Uni, le résultat avant impôt pour le trimestre est descendu à 414 millions de livres (-21 %). Metro Bank a pour sa part décroché en Bourse, probablement à cause d’une levée de capital tardive.

Les tensions sur le marché du prêt à l’habitat ont également impacté Nationwide Building Society, Virgin Money ou encore Clydesdale and Yorkshire Bank. Cette dernière, dispose déjà d’un service de banque en ligne, vient d’ailleurs de proposer 1,6 milliard de livres pour racheter Virgin Money afin de former une entité plus puissante.

L’offre a fait remonter la valorisation de Virgin Money à 1,8 milliard de livres (+9 %) à la Bourse de Londres. Les titres de Metro Bank et OnesavingsBank en ont également profité pour gagner 4 %.

L’aboutissement de la fusion entre les deux banques pourrait amorcer une consolidation du secteur, donnant une chance aux « challenger banks » de concurrencer les quatre leaders du marché bancaire au Royaume-Uni.

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