Les sanctions mondiales contre la Russie ont entrainé l’effondrement de valeur des titres russes gérés par BlackRock

Immeuble de bureaux de la société de gestion financière BlackRock dans la Silicon Valley.

Pour le géant mondial de la gestion d’actifs qu’est BlackRock, autant dire que les conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine n’ont pas attendu longtemps pour se faire ressentir. L’effondrement de valeur des titres russes gérés par l’enseigne en est une manifestation irréfutable faisant perdre plusieurs milliards de dollars à ses clients.

En début février encore, une équipe chargée de la partie fonds spéculatifs de BlackRock estimait que l’invasion de l’Ukraine par la Russie représentait une opportunité d’affaires. Raison pour laquelle, des décisions ont été prises pour augmenter son exposition sur le marché en accélérant les investissements.

Un pari plutôt risqué selon les analystes indiquant que sans les sanctions mondiales qui pèsent sur la Russie, cette stratégie aurait pu fonctionner. Mais puisque c’est désormais le cas depuis 25 février, ces observateurs s’accordent à dire que ce poids lourd de la gestion d’actifs a fait une mauvaise pioche et en a payé le prix fort à travers l’effondrement de la valeur des titres russes.

Les titres russes effondrés

Comme susmentionné, BlackRock avait fait le choix d’augmenter son exposition sur le marché russe estimant que le rapport conflictuel entre la Russie et l’Ukraine était une occasion de faire de bonnes affaires. Pour cette raison, le fonds Emerging Frontiers du groupe a d’ailleurs mis l’accent sur les investissements dans le but de renforcer sa rentabilité. Le hic, c’est que le sort en a voulu autrement en faisant plonger à hauteur de 10% la valeur des actifs sous gestion en février. Soit, la pire perte de l’histoire du groupe en l’espace de plus d’une décennie.

La raison est simple, l’efficacité de ce choix stratégique a été sabotée par les impacts des sanctions mondiales sur la Bourse de Moscou contrainte de suspendre ses activités depuis 25 février. De quoi entrainer une forte dépréciation des titres russes devenus invendables.

Les actifs gérés par BlackRock en ont fait l’amère expérience selon le porte-parole du groupe mettant en exergue une perte de plus 17 milliards de dollars en défaveur des clients qui ont vu la valeur de leur placement passer de 18,2 milliards de dollars en fin janvier à 1 milliard à la date du 28 février.

Des mesures pour limiter les dégâts

Suite à cette perte considérable, des mesures ont été adoptées par BlackRock pour limiter les dégâts en faisant valoir dans un communiquer que :

BlackRock va continuer à consulter activement les régulateurs, les fournisseurs d’indices et d’autres acteurs du marché afin de s’assurer que ses clients puissent sortir de leurs positions sur les titres russes, quand et où les conditions réglementaires et de marché le permettent.

Aussi, le groupe a annoncé une baisse drastique de son exposition en indiquant que :

Il y a un mois, l’exposition de nos clients aux titres russes représentait 0,18% de nos actifs sous gestion totaux. Aujourd’hui, les titres russes représentent moins de 0,01% des actifs de nos clients.

Toujours dans l’optique de protéger ses clients, l’enseigne a également renoncé aux frais bancaire liés à la gestion du fonds indiciel coté (ETF ERUS) et du fonds Europe émergente. Tous deux fortement exposés à la Russie et ont d’ores et déjà subis une forte dépréciation de valeur à hauteur de plus d’un tiers pour le deuxième et passant de 600 millions de dollars en décembre 2021 à 1 million de dollars actuellement pour l’ETF ERUS.

Dans le même sillage, les achats d’actifs russes rattachés à ces fonds sont aussi suspendus comme pour le cas de ceux liés aux fonds indiciels. Tout cela, depuis 28 février.

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