Le risque de crédit est à son apogée face à la dégradation de la capacité de remboursement des ménages

Une femme paie avec une carte de crédit tout en faisant le plein d'une voiture.

Selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le risque de crédit est désormais à son apogée sur le marché financier tricolore pour l’inciter à mettre le sujet en tête de liste de ses priorités en matière de vigilance. Non pas sans raison puisque ce phénomène a tendance à gagner du terrain face à la dégradation de la capacité de remboursement des ménages.

L’ACPR a profité de l’assemblée annuelle de l’Association des sociétés financières françaises (ASF) pour faire part d’une nouvelle quelque peu inquiétante. Celle faisant valoir que le risque de crédit a atteint un niveau inquiétant.

C’est du moins en ce qui concerne le mini-crédit et le paiement fractionné selon l’Autorité de contrôle précisant que pour le moment, aucun signe d’inquiétude n’est constaté du côté du prêt à la consommation, malgré la hausse des refus de crédit constatée dernièrement.

Une situation qui s’explique essentiellement à travers la détérioration de la capacité de remboursement des ménages selon le superviseur encourageant les acteurs financiers à faire preuve de prudence.

Le signal est faible du côté du crédit à la consommation

Lors de cette assemblée annuelle, les membres de l’ASF se sont accordés à dire que le crédit à la consommation est pour l’heure exclu de la liste des produits à risque même si le nombre de ménages éligibles a diminué, malgré le niveau relativement bas des frais bancaire.

Un signal faible selon l’ACPR estimant que dans les contextes actuels, le risque est plutôt élevé du côté du paiement fractionné et du mini-crédit comme l’a souligné le superviseur indiquant que :

Ces produits peuvent être la source d’un endettement mal maîtrisé des ménages.

À Dominique Laboureix d’ajouter :

Le degré d’incertitude est très élevé.

Dominique Laboureix

Différents facteurs expliquent ces craintes selon ce secrétaire général de l’Autorité prudentiel soulignant :

La hausse du prix des matières premières, énergétiques et agricoles notamment, et le retour de l’inflation provoquent une réduction des perspectives de croissance. Cela va peser sur la qualité du crédit.

Dominique Laboureix

La guerre en Ukraine y est pour beaucoup selon ce responsable précisant que la pression est d’autant plus élevée pour la simple raison que ces solutions sont majoritairement dédiées à une catégorie spécifique de clients bancaires, les ménages aux revenus les plus faibles.

La vigilance est de mise

Il va sans dire qu’aux yeux des acteurs financiers, le crédit à la consommation est jusqu’ici exclu de la liste des produits à risque même si Banque de France a fait état d’une légère hausse des défauts de remboursement ces derniers temps. Pas de quoi s’affoler selon un organisme spécialisé dans ce domaine faisant remarquer que :

C’est normal avec la reprise de l’activité. En réalité, on est revenu au niveau de 2019.

Ce qui est loin d’être le cas en ce qui concerne le paiement fractionné et le mini-crédit selon l’ACPR précisant que la plus grande vigilance est désormais de mise. Ce, étant donné que le recours à ces solutions de financement est sur une très forte croissance depuis des mois et que ce phénomène n’est pas près de s’estomper. Raison pour laquelle son secrétaire général a fait savoir que :

L’octroi de crédit, même mini, est réservé aux établissements disposant d’un agrément. L’ACPR s’assurera que cela est bien respecté.

Dominique Laboureix

En s’exprimant ainsi, Dominique Laboureix pense principalement à ces fintech qui ont fait le choix de se spécialiser dans ces produits qui, d’après ce responsable :

Ne sont pas encadrés par la réglementation sur le crédit à la consommation.

Dominique Laboureix

Un point de vue partagé par un autre expert s’adressant à l’ensemble des opérateurs financiers en s’exprimant en ces termes :

Les banques doivent s’interroger sur la façon dont elles vont accompagner leurs clients pendant cette crise inflationniste, alors même qu’elles n’ont plus connu cette situation depuis quarante ans.

Dominique Laboureix

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