Un tiers des victimes de fraude à la carte bancaire n’ont pas été remboursés
Les prestataires de service de paiement refusent parfois d'indemniser les clients victimes de fraude à la carte bancaire. Pour les associations de consommateurs, en adoptant cette pratique, ceux-ci ne respectent pas leurs obligations, lesquelles consistent à rembourser le montant de l’opération dans un délai maximum d’un jour ouvrable suivant la contestation de la victime. Cette dernière devra également recevoir en même temps le remboursement des éventuels frais appliqués à l’opération. Or, en 2020, un tiers des victimes n’ont pas été remboursés, et les établissements financiers usent de différents stratagèmes afin d’allonger le délai de reversement.
Les clients accusés de négligence par les banques
Important Afin d’échapper à leur obligation de rembourser les victimes de la fraude à la carte bancaire, les banques accusent celles-ci de négligence. D’autre part, le remboursement est conditionné par le dépôt d’une plainte par le client, alors que cette démarche n’est pas prévue par les textes réglementaires. En effet, il suffit que la victime signale une opération qu’elle n’a pas autorisée.
Dans la plupart des cas, les paiements effectués par le fraudeur entraînent un découvert bancaire. Mais la victime devra attendre que la banque apprécie la situation avant de traiter sa demande.
Les fraudes concernent le plus souvent les paiements en ligne et sans contact, et ceux-ci pourraient grimper de +20 % cette année suite à l’utilisation grandissante de ce moyen de paiement. D’autant plus que l’authentification via le code à usage unique ne permet plus de garantir la sécurité des transactions en ligne.
L’ACPR et la Banque de France volent à la rescousse des victimes
Après les associations de consommateurs, l’ACPR et la Banque de France dénoncent à leur tour les pratiques déloyales des banques. Ces autorités de régulation ont tenu à rappeler que
Les prestataires de services de paiements sont tenus de respecter le code monétaire et financier : instruire les demandes dans le délai légal, sauf suspicion de fraude.
Il appartient à la Banque de France de décider le rejet ou l’acceptation de la demande de remboursement, si la banque soupçonne une fraude de la part du client lui-même.
Outre cela,
Il est impératif de mettre en place des dispositifs d’authentification forte afin de renforcer la sécurité des paiements en ligne et sans contact,
Soulignent les deux institutions dans un communiqué commun publié le 26 avril dernier.