Les acteurs du paiement fractionné font face à un retournement du marché

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La poussée inflationniste impactant fortement le pouvoir d’achat des consommateurs se répercute durement sur les ventes des entreprises spécialistes des paiements fractionnés. Ces fintechs sont aujourd’hui confrontées à un retournement du marché et peinent à rentabiliser leurs activités.

Même la fintech suédoise Klarna, reconnue comme étant un des leaders dans ce domaine, rencontre actuellement des difficultés pour convaincre les investisseurs. Elle a dû revoir ses ambitions à la baisse pour sa valorisation, réduisant ses attentes pratiquement de moitié. Elle ne pouvait espérer obtenir que la moitié des fonds escomptés (soit 500 millions de dollars) pour son tour de table.

Les marges affaiblies par la remontée des taux

Les spécialistes des paiements fractionnés ont vu fondre leurs marges bénéficiaires depuis le début de cette année.

Selon les experts, cette situation s’explique par la poussée inflationniste liée à la flambée des prix de l’énergie et au conflit en Ukraine, entraînant une baisse significative du pouvoir d’achat des consommateurs. À ceci s’ajoute la hausse du coût de financement engendrée par la remontée des taux.

Important Ainsi, à défaut de réaliser un volume important de transactions, ces fintechs subissent des pertes.

Pour sa part, la suédoise Klarna a dû réduire de 10 % ses effectifs et revoir à la baisse sa revalorisation.

Quoi qu’il en soit, les offres des néobanques intéressent de plus en plus d’utilisateurs en raison des avantages proposés. En effet, les frais bancaires d’une banque en ligne sont moins chers que ceux d’une banque traditionnelle, et la carte bancaire est souvent gratuite.

Réticence des investisseurs

Le contexte de crise actuelle liée au conflit en Ukraine et la volatilité des marchés dissuadent les investisseurs à placer leur argent dans ce secteur, considéré il y a encore une année comme étant en forte croissance.

Face à cette situation qui tend à se compliquer, les investisseurs sont plus réticents à placer leur argent dans les entreprises de paiements fractionnés.

D’autant plus que les autorités de régulation déploient plus de rigueur pour surveiller les petits emprunts de courte durée qui n’entrent pas dans la catégorie des prêts à la consommation en vue de limiter les risques de surendettement.

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