La crise du Covid-19 crée un décalage entre la valorisation et le capital de certaines entreprises

Logo de la banque ING sur un smartphone.

De nombreux courtiers de renom tels que Berenberg et Jefferies évoluent à la Bourse de Bruxelles. Ces brokers offrent une analyse pertinente des tendances sur le marché. En cette période de crise, leurs analystes commencent à observer une certaine amélioration par rapport au début de l’année. L’embellie concerne même les banques fortement affectées par la pandémie.

Le groupe néerlandais ING a publié ses derniers résultats trimestriels durant la première semaine d’août. Si son bilan s’est avéré négatif, l’action de l’établissement financier a toutefois sensiblement progressé les jours suivants. Son titre a même gagné 2,5 % le lundi 10, pour atteindre 6,775 euros. Il s’agit d’une nouvelle encourageante compte tenu de la conjoncture.

En dépit de la crise sanitaire, la banque est parvenue à stabiliser ses revenus à 4,67 milliards d’euros au second trimestre. Son résultat net, en revanche, a chuté de 80 % pour s’établir à 299 millions d’euros. Ces chiffres s’expliquent notamment par les provisions dédiées aux risques de crédit s’élevant à 1,34 milliard d’euros.

Prochain rendez-vous en novembre

La solidité du capital d’ING n’est pas perceptible à travers sa valorisation actuelle, selon la société de courtage Berenberg. En effet, l’action de la banque a perdu 40 % de sa valeur comparativement à BNP Paribas. Son titre a par ailleurs affiché une décote de 50 % par rapport à KBC. Néanmoins, d’après le courtier :

Nous nous attendons à voir cette décote se réduire au second semestre, les investisseurs prenant confiance dans les capacités d’ING de restituer du capital en 2021.

La banque envisage de publier son prochain bilan trimestriel au 5 novembre prochain. En parallèle, elle devrait définir ses nouveaux objectifs en matière de capitaux. Le groupe mettra à jour sa politique concernant les dividendes par la même occasion.

À cette échéance, Berenberg prévoit un payout de l’ordre de 50 %. Le broker table aussi sur des rachats de titres et de dividendes spéciaux. Enfin, la société de courtage a fait passer son objectif de cours de 8 à 8,4 euros.

Une tendance encourageante

L’action d’ING a été gravement touchée par la crise du Covid-19, comme la plupart des titres sur les marchés. Depuis le début de l’année, elle s’est repliée de 36,6 %. Néanmoins, les spécialistes du secteur commencent à constater quelques signes d’embellie depuis août 2020.

Les dernières prévisions concernant les pertes sur crédits ont notamment permis de remédier à un important sentiment d’incertitude sur le marché, selon Andrew Lowe, professionnel en courtage chez Berenberg. Pour le second semestre, ING table sur des provisions moins importantes par rapport à la première moitié de l’année.

De son côté, Jefferies s’attend à une plus grande résilience pour le semestre en cours en raison du niveau de provisions observé sur le dernier trimestre. Le broker a par ailleurs été agréablement surpris par le ratio de solvabilité qui a atteint 15 %. Ainsi, il a revalorisé son objectif de cours à 9 euros. Auparavant, il était établi à 8,8 euros.

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