Le centre de Londres est menacé par les effets de la crise sanitaire

piétons à Londres

La capitale du Royaume-Uni continue d’évoluer au ralenti, malgré la reprise des écoles début septembre. Le gouvernement s’attendait pourtant à un redémarrage significatif des activités à la rentrée. Déplorant plus de 41 500 victimes de la pandémie, les Britanniques ne semblent pas encore prêts à revenir dans les quartiers d’affaires. Ainsi, les commerçants locaux commencent à s’inquiéter pour leur avenir.

La pandémie de Covid-19 a mené à un recours massif au télétravail, à la banque à distance, etc. Les professionnels comme les particuliers cherchaient en effet à éviter au maximum les contacts physiques. Depuis l’accalmie, les pouvoirs publics ont amorcé la relance des activités en espérant rétablir la situation avant la pandémie.

Toutefois, de nombreuses entreprises ont découvert les avantages de la collaboration à distance. Les actifs, eux, se sont habitués à leurs nouvelles conditions de travail. De plus, le risque de contamination reste non négligeable, surtout dans les villes les plus touchées par l’épidémie comme Londres. Au final, un retour à la normale est exclu à court terme.

Désertification des quartiers d’affaires

La pandémie de Covid-19 a provoqué un exode urbain sans précédent dans le monde, y compris au Royaume-Uni. Le phénomène a notamment été causé par la crainte du virus et favorisé par la généralisation du télétravail. En fuyant la ville, les actifs espèrent réduire les risques sanitaires liés à la densité de la population urbaine.

De leur côté, de nombreuses entreprises ont profité de la pandémie et du confinement pour lancer la refonte de leur organisation. En effet, la situation sanitaire les a obligées à basculer vers le travail à distance sur plusieurs mois. Finalement, les salariés ont apprécié ce système, en dépit des circonstances. Ils pourraient même avoir gagné en productivité, vu l’attachement des entreprises à ce dispositif.

Les employeurs ont également tiré des leçons de cette expérience inédite. D’une part, il est tout à fait possible de cesser d’investir autant dans des bureaux chers en centre-ville. Le géant du pétrole BP envisage ainsi de se séparer de son siège de Londres, selon le Sunday Times. La compagnie compte par ailleurs supprimer 10 000 postes et recourir davantage au télétravail après la crise sanitaire.

D’autre part, le mode de travail actuel peut être revu en profondeur pour le bien des entreprises et des salariés. Lloyds a notamment décidé de maintenir en télétravail 50 000 salariés sur ses quelque 60 000 employés à l’échelle mondiale. De même, Google et NatWest prolongent le dispositif actuel jusqu’à l’année prochaine. Enfin, les bureaux de HSBC affichent encore un taux d’occupation de 20 % en ce moment.

L’économie locale est en péril

À la rentrée, un restaurateur londonien a fait état d’une affluence de 15 % par rapport à la même période hors pandémie. Il espère parvenir à 30 % en octobre. Pourtant, son établissement est situé à proximité de la cathédrale Saint-Paul, un lieu habituellement rempli de touristes et de travailleurs.

Cette baisse d’activité s’explique entre autres par l’absence d’employés dans les quartiers d’affaires environnants comme la City ou encore Canary Wharf. En effet, les entreprises implantées dans ces zones maintiennent le télétravail instauré au plus fort de la pandémie.

Les commerçants locaux déplorent également la raréfaction des touristes en raison de la situation sanitaire. Ainsi, les suppressions d’emploi se multiplient rapidement et à grande échelle. Même les gérants d’espaces de coworking sont touchés. Selon BFM Bourse, seuls près de 40 % des locataires habituels sont revenus dans certains immeubles. Les autres 60 % continuent donc de travailler à distance.

Selon la directrice générale du lobby BRC (British Retail Consortium), Helen Dickinson :

Avec beaucoup de quartiers de bureaux encore vides et une large partie du public qui évite les transports en commun, le trafic ne revient pas dans les centres-ville, avec un effet dévastateur sur les économies locales.

Helen Dickinson

Les transports publics subissent également les effets de la crise sanitaire du Covid-19. Selon TFL (Transport for London), le trafic dans le métro était 70 % plus faible que la moyenne au 1er septembre. Cette situation risque de perdurer, compte tenu de la peur persistante du virus et de la transformation du mode de travail.

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