Des banques européennes accusées de soutenir l’extraction de pétrole en Amazonie

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Les communautés indigènes équatoriennes pointent du doigt le double discours des institutions bancaires européennes qui se déclarent engagées dans la lutte contre le bouleversement climatique, mais qui pourtant investissent massivement dans le commerce de pétrole en Amazonie. Six banques se retrouvent sous le feu des critiques.

Des agissements à l’encontre de leurs engagements environnementaux

Selon le rapport des associations Amazon Watch et Stand.earth, près de 10 milliards de dollars de pétrole originaire des régions de la forêt amazonienne ont été transportés jusqu’aux États-Unis au cours des dix dernières années.

Important De grandes banques européennes ont investi des fonds dans cette activité, allant ainsi délibérément à l’encontre des engagements environnementaux qu’elles déclarent adopter. Une demi-douzaine d’institutions sont pointées du doigt.

Pour avancer et soutenir ces affirmations, le document s’appuie sur l’analyse des statistiques douanières et de certification commerciale américaines depuis 2009. Le rapport dénonce même la poursuite de ces financements controversés en 2020.

Des critiques non fondées

Les banques attaquées n’ont pas tardé à réagir face à ces accusations. Dans un récent communiqué, la hollandaise Rabobank affirme avoir cessé les investissements dans les frets de pétrole équatorien au début de l’année, en précisant que les craintes exprimées s’inscrivent dans les engagements environnementaux pris par la banque et ses procédures associées aux opérations de financement du commerce.

Pour leur part, Natixis et ING n’ont pas encore émis de réponses par rapport à cette dénonciation. Selon des déclarations auprès d’un média reconnu, des communications liées à leurs opérations de financements en Amazonie sont en cours de préparation.

Quant à UBS, l’institution suisse explique avoir refusé de financer des opérations commerciales pour du pétrole provenant de cette région à cause des conflits de droit foncier avec les communautés indigènes.

La banque Crédit Suisse affirme pour sa part que ses activités dans le domaine ne s’opposent nullement à la politique et aux engagements environnementaux de l’établissement en ce qui concerne le commerce pétrolier et gazier.

De son côté, la BNP Paribas doute de la transparence de la méthodologie choisie pour dresser ce rapport. Pour la banque publique, la source des données ayant permis d’estimer l’exposition financière de ces institutions bancaires dans cette affaire est « opaque ».

Face au tollé provoqué par cette affaire, les établissements incriminés risquent de voir leur image sérieusement écornée dans l’opinion publique, avec pour conséquence un éventuel décrochage dans les comparatifs de banque en ligne.

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