La première néobanque européenne veut se lancer sur le marché américain

capture écran du site Revolut

Une source interne de Revolut a confié à CNBC que la néobanque britannique a l’intention de déposer une demande de licence bancaire auprès de l’État de Californie. Par cette initiative, l’enseigne vise la mise en place d’une offre de crédit qu’elle pourra ensuite proposer sur l’ensemble du territoire américain. Pour ce faire, elle mise sur les accords interétatiques.

Aux États-Unis, la concurrence s’intensifie dans le secteur financier. En se lançant sur ce marché, Revolut s’attend certainement à se mesurer à des acteurs en plein développement comme PayPal ou encore Square. La Fintech britannique est consciente qu’elle ne pourra pas relever le défi si elle n’atteint pas l’autonomie bancaire.

C’est sûrement la raison pour laquelle elle a demandé une charte bancaire avec la Californie. Il s’agit pour la néobanque populaire (13 millions d’usagers provenant principalement de l'Europe) d’un moyen de devenir une véritable banque sur le territoire américain. Son implantation sur ce marché immense peut lui permettre d’atteindre son objectif en matière d’acquisition clients.

Les projets se multiplient pour la néobanque britannique

Revolut a annoncé son introduction sur le marché américain le 24 mars 2020. S’y faire une place représente un enjeu majeur pour la néobanque. Elle compte y séduire les mêmes types de clients que ceux qu’elle a toujours visés. Il s’agit des individus non bancarisés et des étudiants.

Parallèlement à son lancement aux États-Unis, la Fintech britannique poursuit son chantier qui consiste à déployer une offre à destination des professionnels. Baptisée Revolut Business, sa formule connaît d’ailleurs un véritable succès auprès de sa cible.

Outre les services bancaires basiques, elle propose toutes sortes de fonctionnalités permettant aux entreprises d’améliorer la gestion de leur comptabilité. Par ailleurs, l’offre Revolut Business se démarque par ses tarifs accessibles, notamment pour les structures de petite taille. Selon leur niveau d’activité, les clients peuvent choisir entre 4 types d’abonnement mensuel.

Une licence qui permettra à la Fintech d’exercer son activité en toute autonomie

Selon la source interne de Revolut, la néobanque a engagé des démarches auprès de la Federal Reserve Bank of San Francisco afin de constituer sa demande. L’entreprise semble également s’être approchée de la Division des institutions financières de l’État de Californie.

Jusque-là, elle n’a pas encore confirmé avoir demandé une licence bancaire aux États-Unis. Il est possible qu’elle attende que son projet aboutisse pour en faire part. Son PDG, Nikolay Storonsky, pourrait aussi communiquer l’information lors d’une prochaine réunion avec les investisseurs.

En tout cas, la Fintech sera en mesure de proposer de manière tout à fait autonome ses nouveaux produits si elle décroche le précieux sésame. Le crédit en fait notamment partie. Pour l’heure, Revolut peut exercer son activité outre-Atlantique grâce à son partenariat avec la Metropolitan Commercial Bank.

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