Quelques explications à la tendance accrue au courtage en ligne observée dans l’Hexagone

Siège de la Banque ING

En pleine crise du Covid-19, beaucoup de Français semblent être décidés à rentabiliser la période de confinement à leur manière. Des banques de détails comme ING parlent effectivement d’un engouement croissant pour ses services de courtage en ligne. Une tendance qui s’explique en grande partie par la dévalorisation d’un nombre élevé d’actions.

Ces derniers temps, sur fond de pandémie du Coronavirus, la morosité plane sur les marchés boursiers. Le CAC 40 s’est par exemple dévalorisé à hauteur de - 30 %, au cours du mois de mars. Qu’à cela ne tienne, beaucoup de Français semblent actuellement faire une véritable ruée vers la Bourse.

Les services de courtage en ligne font l’objet d’un véritable assaut, avec des records historiques de nombre d'ouvertures de comptes-titres et PEA. Si la période de confinement, parfois synonyme de désorientation, y est certainement pour beaucoup, les professionnels du secteur semblent esquisser le contour d’une tendance sur le long terme.

Le paradoxe à son comble

Les propos d’Agnès Pannier-Runacher, lors d’une interview accordée à Cnews le 10 mars dernier, ont soulevé un véritable tollé sur les réseaux sociaux. Au lendemain du fameux « lundi noir », la secrétaire d'Etat a effectivement parlé d’un moment opportun pour « faire de bonnes affaires en Bourse ». Certains internautes n’ont pas hésité à les qualifier de « propos déplacés, opportunistes et cyniques », en pleine crise sanitaire (Covid-19) et économique.

Surprise : Pour le seul mois de mars, Benoît Grisoni, DG de Boursorama, a fait état d’un nombre d'ouvertures de comptes titre, PEA et PEA-PME, bien au-delà de la barre des 20 000. Un niveau qui est 6 fois supérieur à la normal. Les niveaux journaliers de transactions sur les marchés sont quant à eux multipliés par 4, par rapport à ceux relevés en début 2019.

« Un point d’entrée intéressant »

Julien Schahl, responsable chez ING, croit avoir une explication à cet engouement accru des Français pour la Bourse, dans un contexte de volatilité des marchés. Il attire surtout l’attention sur la dévalorisation notable (jusqu’à - 50 %) de certaines actions. Le 16 mars dernier, le CAC 40 a par exemple perdu environ 2 000 points, par rapport à fin 2019.

Selon Julien Schahl, les particuliers y voient une occasion à saisir d’acheter des actions à des prix décotés, avec l’ambition de les voir regagner en valeur à un moment donné. Des propos corroborés d’ailleurs par ceux de Benoît Grisoni, qui parle de 7 achats sur 10 ordres durant le mois de mars 2020.

Des néo-investisseurs

Le directeur général de Boursorama révèle aussi une information pour le moins intéressante : De nombreux particuliers accédant à des actions le font pour la première fois. Certains d’entre eux auraient sauté le pas, après avoir recueilli quelques informations sur la Bourse, via des contenus pédagogiques sur le Net, ou des conférences en ligne. Des webinars animés par des experts en gestion d'actifs enregistrent aussi des records de nombre d’inscriptions.

Benoît Grisoni fait également référence à Ecorama. En effet, l’émission quotidienne de Boursorama suscite l’intérêt du grand nombre. Rien que pour le mois de mars 2020, des vidéos sur les pages officielles de l’émission ont totalisé jusqu’à 600 000 vues.

Choisir la Meilleure Banque

Comparez gratuitement et sans engagement plus de 160 banques en ligne et réseau en moins de 1 minute. Economisez jusqu'à 300€ sur vos frais bancaires

economisez jusqu'a 300€ sur vos frais bancaire
je trouve ma banque

Archives

back top