Les banques digitales sont loin d’être immunisées contre la crise actuelle

Ajout de la carte Visa Revolut dans le portefeuille numérique Apple Pay.

Toutes les enseignes financières ont été impactées par la crise sanitaire, même les banques en ligne, et ce, malgré leur modèle numérique. Monzo, ainsi que ses homologues - mais 100% digitales - Revolut et N23 ont ainsi subi les conséquences du frein à la consommation et ont dû adopter des mesures d’urgence pour réduire leurs charges. Allant du paiement du salaire en actions d’entreprise à la réduction des effectifs.

Un coup de chance pour la néobanque Revolut qui a bouclé son tour de table en février dernier. Une véritable aubaine, mais ce ne fut pas le cas pour ses concurrents. La Britannique Monzo a, quant à lui, élaboré un plan de sauvetage pour atténuer les impacts de la crise qui s’annonce rigoureuse.

Cette dernière qui était encore valorisée à hauteur de 2,2 milliards d’euros, l’été dernier, prévoit une nouvelle levée de fonds afin d’obtenir des financements, quitte à revoir à la baisse sa valorisation.

La conjoncture actuelle est en train de démontrer que même les banques de nouvelle génération ne sont pas immunisées contre le Covid-19. La comparaison néobanque et banque classique n’est plus d’actualité, car les établissements financiers sont tous dans le même bateau.

La valorisation de Monzo revue à la baisse

Alors que cette banque numérique semblait avoir une ascension fulgurante, avec des négociations entamées avec Softbank, elle devra se contenter du soutien de ses investisseurs actuels que sont Passion Capital, Combinator Continuity, Accel, Y combinator et Goodwater. L’interruption des pourparlers avec Softbank est bien le signe que les acteurs économiques préfèrent se tourner vers d’autres secteurs plus durables sur le court terme.

Les éventuels financements permettraient à Monzo de :

Tenir jusqu’au deuxième semestre 2021 où il sera proche d’atteindre la rentabilité.

La Fintech envisage également d’accorder des prêts à certaines entreprises, bien que ce soit un énorme risque, afin d’obtenir des capitaux au plus vite.

Aucune banque n’est épargnée

La crise économique découlant de la pandémie du Coronavirus a démontré que les néobanques restaient avant tout des banques malgré leur modèle 100% numérique. Pour pouvoir engranger des profits, il faut aussi que leurs clients continuent de dépenser. Or, la consommation a été lourdement impactée par le contexte actuel. Les sociétaires ayant préféré se constituer des réserves en freinant leurs dépenses.

Il est à noter que les banques numériques tirent principalement leurs revenus des commissions pour chaque achat avec les cartes bancaires. La Startup bancaire allemande N26 qui comptabilise cinq millions d’utilisateurs a fait état d’une diminution de 30% d’opérations.

Monzo n’est pas la seule à avoir dû adopter des mesures pour endiguer la crise. N26 a dû également revoir à la baisse son effectif. Ainsi 10% de ses salariés, soit environ 150 collaborateurs, ont été mis sous « Kurzarbeit » comme ils le disent en allemand.

Cette mesure correspond à un régime de congé où les personnes concernées se verront réduire leur temps de travail et ne percevront que 60% de leur salaire initial. Une situation qui devrait s’étendre sur une année complète. Les autres employés qui n’ont pas été placés sous ce régime verront, quant à eux, leur revenu diminué de 25%.

Pour ce qui est de Revolut, elle aurait proposé à ses salariés de se faire payer en actions de l’entreprise, mais cette mesure n’est toutefois pas encore officielle. Mais dans ce cas-ci, une partie de leurs salaires serait alors remplacée par des actions, avec la possibilité d’échanger un euro de revenu contre 2 euros de parts sociales.

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