Les établissements bancaires et leurs anciens salariés sont à couteaux tirés à cause des bonus différés

salariés en colère

Plusieurs banques sont actuellement engluées dans des litiges les opposant à des ex-employés au sujet de bonus différés non payés. Les parties en opposition communiquent désormais par plaintes interposées. Dans un premier temps, ce sont les collaborateurs impayés qui avaient intenté une action en justice. Mais les établissements se disent aussi lésés dans l’affaire et portent plainte à leur tour.

Des départs actés, mais non sans tumultes

Si pour les particuliers, changer de banque ne souffre d’aucune difficulté particulière, pour les employés, migrer vers un autre établissement peut entraîner de nombreux contentieux.

En France, le cas de Christian Ménard fait partie de ceux qui illustrent au mieux cette séparation douloureuse entre les banques et leurs collaborateurs.

Après 16 ans de bons et loyaux services chez Edmond de Rotchild, ce conseiller en acquisition a décidé de rejoindre Canaccord. Mais le divorce d’avec son ancien employeur n’est pas fait à l’amiable.

D’abord, par voie de justice, M. Ménard a réclamé son bonus différé qui se chiffre à 250 000 euros, relatif au travail qu’il a fourni entre 2014 et 2017. Ensuite, c’était au tour de l’employeur de contre-attaquer en affirmant que M. Ménard lui a

« Causé un tort encore plus grand en faisant échouer une transaction pouvant rapporter une commission d’environ 800 000 euros, »

Christian Ménard.

au profit justement du nouveau patron de l’ex-employé.

Le préjudice subi est estimé par Edmond de Rothschild à 1,15 million d’euros. Les deux partis devraient être fixés sur leur sort d’ici le mois de mars.

Peu importe le pays, l’histoire est quasiment la même

La Suisse vient de connaître une histoire tout aussi mouvementée, impliquant la banque Crédit Suisse et sa plus grande concurrente UBS.

Cette fois, il n’est pas question d’un, mais d’une centaine d’employés. Contrainte de fermer l’une de ses agences aux États-Unis, Crédit Suisse avait négocié une reconduction des salariés en perte d’emploi vers la banque américaine Wells Fargo.

Assurée de toucher une commission de la part de cette dernière, la banque suisse s’engageait à payer les bonus différés attribués aux 325 employés concernés.

Mais en cours de transfert, une centaine d’employés sont approchés par UBS et finissent par atterrir chez ce dernier. De plus, les transfuges avortés réclamaient à la banque suisse leur dû et six d’entre eux ont eu gain de cause.

Mais n’étant pas disposée à payer davantage (les sommes exigées se montent à plusieurs millions d’euros), Crédit Suisse a fini par riposter. Elle essaie même de casser le verdict rendu sur les 6 cas déjà jugés afin de récupérer les sommes qu’elle a versées.

L’affaire est encore loin de connaître son épilogue.

 

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