La Banque Postale reçoit une distinction « honorifique »
À l’image des « Razzies awards » pour le cinéma, une récompense loin d’être élogieuse est décernée chaque année, soit à une personnalité, soit à une entité pour leur promotion à outrance de la langue anglaise, au détriment de leur propre langue. Pour l’année 2019, ce prix si peu convoité est revenu à la Banque Postale.
Il aurait fallu opter pour « Ma Banque Française »
Important Convaincue que le nom serait beaucoup plus accrocheur et attirerait davantage les jeunes s’il contenait des anglicismes, la filiale mobile de la Banque Postale semble avoir fait une erreur.
En partant sur un mélange « français-anglais » au lieu d’adopter une dénomination conforme à la langue de Molière, la banque française n’a pas échappé aux critiques, lesquelles ont été accentuées par sa nomination au « Prix de la carpette anglaise ».
À l’heure où la concurrence se fait de plus en plus rude entre les différents acteurs de la finance, ce type de distinction est loin d’être l’outil de promotion idéale pour inciter les particuliers à changer de banque et de la rejoindre.
Des récompenses principalement attribuées à des personnalités politiques
Les cibles sont variées, mais les personnalités du monde politique sont fréquemment présentes dans le classement. Dans celui de 2019 figurent le député LREM Joël Giraud, qui a été pris en flagrant délit de favoritisme vis-à-vis de l’expression « Name and shame », et Valérie Pécresse qui a nommé sa carte de transport « Navigo easy ».
Madame Pécresse n’en est pas à son premier prix. Elle a même été la lauréate en 2008 lorsqu’elle a « dénigré » la langue française en qualifiant celle-ci de désuète, tout en encourageant le recours à la langue de Shakespeare dans les institutions du Vieux Continent. À noter d’ailleurs que ce précédent titre lui a valu de ne pas gagner cette année. Elle devra se contenter d’un prix spécial hors concours.
Important Même si le titre est parodique et peut prêter à sourire, l’objectif de l’institution est sérieux, à savoir redorer le blason de la langue française que beaucoup n’hésitent plus à qualifier de « dépassée ».