Bilan de l’application des engagements pris par les banques au profit des clients fragiles

clients insatisfaits au service de la banque

Pour aider les populations les plus fragiles à sortir de la spirale de l’endettement, les établissements bancaires ont consenti à limiter leurs frais d’incident au mois de décembre 2018. L’Observatoire de l’inclusion bancaire a salué le geste des professionnels en juin 2019. En revanche, les organismes associatifs défendant les intérêts des consommateurs ont réagi différemment.

Quand un compte bancaire est débiteur, c’est souvent au même moment que les frais bancaires s’accumulent. Parmi eux figurent par exemple les frais de rejet de prélèvement et les frais de découvert.

C’est la raison pour laquelle les clients les plus endettés ne s’en sortent pas forcément. Pressées par les pouvoirs publics, les enseignes bancaires ont accepté de se soumettre à un plafond (25 euros mensuels) quant aux frais d’incident.

Cette initiative qui doit concerner 3,5 millions d’individus répond-elle efficacement aux besoins des publics cibles ? Les personnes financièrement fragiles devront-elles opter pour un changement de banque et se tourner vers les enseignes en ligne ?

Les frais d’incident bancaire représentent une part importante de la dette des consommateurs

Si les banques digitales ne prélèvent pas de commissions d’intervention à leurs clients, cette pratique demeure courante chez les établissements traditionnels. Ces frais sont par exemple prélevés lorsque le plafond de découvert autorisé a été dépassé. Ils s’élèvent à 8 euros par transaction. Le montant des charges qui pèsent sur le client peut grimper très rapidement dès lors que celui-ci multiplie les opérations.

Ce dernier constat a d’ailleurs été confirmé par l’UNAF (Union nationale des associations familiales) qui a eu l’occasion de tester l’efficacité de la mesure prise par les banques. Pour ce faire, elle a créé un profil de client autorisé à laisser son solde débiteur de 300 euros tous les mois.

Les commissions ont constitué 39 % de la somme restituée par l’usager, en tenant compte de tous les services fournis par la banque durant l’année. L’association estime que cette proportion est assez importante pour un usage modéré de la facilité de paiement (400 euros en l’espace de 4 jours).

Les clients fragiles bénéficient-ils réellement du plafonnement des frais d’incident ?

Un de nos responsables, Maxime Chipoy, pense les banques doivent tenir les engagements qu’elles ont pris en faveur des publics fragiles. En voici les raisons :

« Les clients fragiles connaissent peu leurs droits et ne sont pas à l’aise pour aller négocier leurs frais d’incidents, ce qui rend donc indispensable l’application des engagements par les banques elles-mêmes. »

Maxime Chipoy.

Les associations qui défendent les usagers aspirent à ce que l’application des mesures prises pour couvrir les clients les moins lotis devienne obligatoire. Par ailleurs, elles attendent qu’un texte de loi la régisse.

En effet, les résultats du test montrent que 91 % des clients « mystères » devant être considérés comme fragiles n’ont pas eu droit au plafonnement des frais d’incident. Selon les critères établis, est en situation de fragilité financière un individu qui fait face à plus de 40 euros de frais d’incident tous les mois et qui ne gagne que 1 800 euros.

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