Les discourtoisies envers le personnel bancaire sont à la hausse

Discordes bancaires

Les clients sont moins indulgents envers les chargés de clientèle bancaire. Le nombre d’agressions verbales et physiques portées à l’égard de ces salariés a en effet augmenté en 2017. L’association française des banques (AFB) annonce une progression non négligeable du taux de discourtoisie dans le secteur financier. Ces dernières réagissent alors face à cette situation.

Sur le territoire français, les personnels bancaires sont victimes des agressions verbales et physiques des consommateurs qui sont mécontents des offres et propositions mises à leur disposition sur le marché financier.

Selon le constat de l’AFB (Association française des banques), le taux d’incivilité envers les chargés de clientèle a considérablement augmenté en 2017.

Les salariés d’Île-de-France sont les principaux concernés par ces atteintes. Les cas sont d’ailleurs de plus en plus délicats. Certains facteurs comme les hausses de la tarification sont à l’origine de ces comportements excessifs. Les différents établissements décident de ce fait de réagir. Ainsi, les plaintes déposées par les banques ont triplé en un an.

15% de hausse en glissement annuel

Les divers établissements financiers ont enregistré une progression considérable des discourtoisies portées à l’égard de leurs salariés en 2017. L’AFB ou Association française des banques a annoncé une hausse de 15% par rapport à l’année précédente pour un total de 6 130 cas.

Les travailleurs d’Île-de-France sont les plus touchés par ces offenses. Cette région ressort un taux d’incivilité à 34% (65% en province) pour 18% des agences bancaires. Les femmes (64,3%) en seraient les plus touchées que les hommes (35,7%).

La croissance du nombre et de l’importance des atteintes est assez préoccupante. Dans les détails, les agressions physiques graves étaient à 26 cas contre 261 pour celles légères. Les insultes et les injures représentent quant à eux, 2 276 des incidents. 1 782 pour les menaces et 1 713 pour les charges comportementales.

Le caractère changeant du secteur, telles les hausses des frais bancaires, a incité ces comportements de la part des clients. D’après un représentant de Société Générale :

La mise en place de solution d'accueil partagé dans les agences bancaires, d'horaires d'ouverture différenciés, ou encore de nouveaux outils informatiques et de réglementations génèrent un manque de réactivité que les clients nous reprochent. Le réseau est sous tension.

Des banques réactives face à la situation

La situation est délicate pour les principaux concernés. De plus, l’entrée en vigueur de la loi Macron transformera l’environnement au niveau de l’action syndicale. D’ailleurs, ce dispositif impose la mise en place du CSE (Comité social et économique).

Selon le président du premier syndicat de la branche bancaire SNB-CFE-CGC, Régis Dos Santos :

Ce qui inquiète beaucoup c'est la disparition du CHSCT (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail). Certes, une partie du CSE sera dédiée aux conditions de travail mais on craint que les représentants aient moins le temps de s'occuper des questions de santé localement.

Cependant, les différentes enseignes bancaires sont plus réactives par rapport à l’année 2016. En effet, les banques ont déposé trois fois plus de plaintes l’année suivante.

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