Les impacts du rachat de Westfield sur les actions logées dans un PEA

enseigne de Westfield

Récemment, le groupe australien Westfield, spécialisé dans les centres commerciaux, a été racheté par Unibail-Rodamco. Cette action a occasionné un jumelage des actions détenues par les actionnaires de l’acquéreur. Ce qui amène aussi ceux qui en détiennent dans leur PEA à se poser des questions sur le devenir de leur placement.

Le mois dernier a été marqué par la finalisation du rachat de Westfield par le groupe européen Unibail-Rodamco, spécialisé dans l’immobilier commercial. Depuis cette acquisition, les actionnaires de ce dernier détiennent des actions « jumelées ». Mais cette situation est loin de convenir aux personnes qui ont logé leurs placements dans un Plan d’épargne en actions (PEA).

En effet, cet ajustage entraîne inévitablement la fermeture du plan. Dans le cas contraire, deux issues peuvent quand même être étudiées, parmi lesquelles la cession des actions et le transfert vers un compte-titres peut être envisagée. Dans tous les cas, les investisseurs ont jusqu’au 6 août prochain pour régulariser leur situation actuelle.

Céder les actions jumelées pour éviter la clôture du PEA

L’acquisition du groupe australien Westfield par son concurrent européen Unibail-Rodamco vient d’être finalisée en juin dernier. Le rachat a provoqué la substitution de l’ancienne action du même nom par une toute nouvelle « jumelée », baptisée Unibail-Rodamco-Westifield ou WFD-UR. Il s’agit, en fait, de la combinaison de l’initiale et de celle de Westfield qualifiée comme étant de catégorie A.

À défaut d’éligibilité pour ce changement, les actionnaires qui disposaient d’un PEA (plan d’épargne en actions) pour loger leurs actions risquent de perdre leur support de placement. Pour éviter la fermeture de leur plan, ils doivent, dans les meilleurs délais, procéder à une cession de leurs parts.

Certes, il s’agit d’une méthode plutôt extrême, mais l’attribution d’une action jumelée sur un PEA entraîne inéluctablement la clôture de celle-ci après le 6 août 2018.

Pour cela, il faut calculer la plus-value générée par l’action initiale (UR SE) qui équivaut à la différence entre le prix de cession et le prix de revient fiscal. Il faut également considérer la plus-value afférente à la WFR-UR, qui correspond au prix de cession réduit de 10,19 euros.

Si la première bénéficie du régime fiscal du PEA, la seconde n’en profitera pas, mais sera imposée dans les conditions de droit commun.

À noter que le prix de cession se départage entre l’action UR SE et l’action WFD-UR, sauf qu’il y a un ratio fiscal d’allocation, qui sera encore à prendre en compte (93,235% pour l’ancienne et 6,765% pour la nouvelle). Ainsi, une action jumelée, une fois cédée, doit être créditée sur le compte en espèces du PEA à un montant auquel s’ajoutera la somme de 10,19 euros.

Transférer ses actions, une autre issue possible

Il est aussi possible de transférer les actions jumelées sur un compte-titres classique. Deux cas peuvent se présenter lors du transfert :

  • Pour un PEA ouvert depuis moins de huit ans, un versement compensatoire (équivalant à la valeur des actions Unibail-Rodamco au moment de l’opération) est requis.
  • Pour un PEA de plus de huit ans, l’actionnaire peut choisir entre la solution susmentionnée et un retrait partiel. Il devra, dans ce cas, émettre une demande auprès de son gestionnaire et la somme retirée sera soumise aux prélèvements sociaux.

Il faut savoir qu’un transfert de PEA n’est pas la meilleure alternative à prendre. Non seulement les banques essaient actuellement de le freiner autant que possible, mais en plus, cette opération ne changera en rien la clôture du plan en cas d’octroi d’actions jumelées.

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