Les banques françaises doivent investir davantage dans Paylib pour le démocratiser
À cause de la crise sanitaire, le paiement en liquide est en déclin. Un recul au profil d’autres solutions de rétribution, notamment le paiement mobile Paylib. Mais des freins subsistent encore pour que ce moyen de paiement s’inscrive sur le long terme dans les habitudes de consommation des citoyens de l’Hexagone.
La crise sanitaire a eu de lourdes conséquences en matière de pertes humaines et sur le plan financier. Cepedant, outre la prise de conscience générale sur les enjeux écologiques, cette pandémie aura aussi participé à la démocratisation du paiement mobile. En effet, depuis le début de la crise sanitaire, les consommateurs plébiscitent l’innovation du sans contact et la voie mobile, au détriment du paiement en liquide, ce afin de minimiser les risques de contamination au covid-19.
Toutes sociétés spécialisées dans la rétribution souhaitent aujourd’hui devenir la meilleure banque en ligne pour permettre à leurs clients d’effectuer ce type de paiement, mais quelques obstacles subsistent.
Améliorer le système de vérification
Le cash a enregistré un déclin ces dernières années, plus particulièrement depuis l’arrivée des paiements sans contact. Bien que ce moyen de rétribution reste le favori des consommateurs sur le vieux continent, la crise sanitaire semble avoir changé la donne. À tel point que plusieurs professionnels du secteur suggèrent que c’est que la crise sanitaire est le tremplin dont avait besoin cet outil de paiement pour enfin se démocratiser.
Mais ces derniers déplorent tout de même quelques obstacles. La faute notamment à la crainte des consommateurs quant aux éventuelles fraudes. Dans un système de paiement entièrement numérisé, les risques de piratage et de vol sont plus accrus. Comme en témoignent les experts de chez Paylib, Apple pay ou encore Google pay. Ces derniers affirment toutefois que le paiement sans contact est aujourd’hui assez avancé pour éviter les fraudes.
À ce sujet d’ailleurs, les régulateurs financiers européens ont récemment sommé les banques du vieux continent — que ce soit les établissements bancaires classiques ou les banques 2.0 — d’améliorer leur système de vérification dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Les freins à la démocratisation de Paylib
En matière de paiement mobile, Paylib est l’une des solutions de rétributions les plus appréciées par les consommateurs français. Les professionnels du secteur notent que l’utilisation de Paylib a explosé depuis Noël dernier, du fait du contexte sanitaire. L’avantage de cet outil innovant est qu’il est quasiment universel, étant proposé par la plupart des banques françaises. Aujourd’hui, près de 19 millions de citoyens de l’Hexagone ont recours à Paylib, dont 5 millions d’entre eux sont des utilisateurs actifs.
Cette solution de paiement semble vouée à se démocratiser dans les années à venir. Paylib permet actuellement d’effectuer des virements jusqu’à 300 euros entre particuliers, l’opération n’accusant aucune commission. Elle permet également de réaliser des transactions financières aux montants conséquents comme l’achat d’une voiture, par exemple. Mais ici, l’opération fait l’objet de frais supplémentaires.
Toujours est-il que si Paylib doit s’inscrire durablement dans l’habitude de consommation des Français, il faudrait que les banques investissent plus dans cette solution de paiement. Investir davantage dans Paylib pour le démocratiser est aujourd’hui d’autant plus important compte tenu de l’essor des géants numériques chinois et américains qui risquent de faire de l’ombre à la souveraineté européenne dans ce domaine.