Les néobanques doivent diversifier leurs offres

Ajout de la carte Revolut Visa dans le portefeuille numérique Apple Pay.

Alors que bon nombre de banques de dernière génération ont une solide base client, elles n’arrivent toujours pas aujourd’hui à dégager une rentabilité. La faute à un manque d’audace selon des professionnels du secteur qui leur conseillent de diversifier leurs offres bancaires, quitte à empiéter sur la platebande des banques traditionnelles.

Les banques de dernière génération ont le vent en poupe ces dernières années, en témoignent le succès de la banque mobile Revolut. Elles ont d’autant plus été propulsées sur le devant de la scène l’année dernière, qui a vu le processus de transition numérique subir un gros coup d’accélérateur. Leur succès est tel que des observateurs ont indiqué que certaines néobanques et banques en ligne commencent à faire sérieusement concurrence aux plus grandes banques traditionnelles.

Mais ce constat est à prendre avec des pincettes, car même si bon nombre de banques 2.0 ont aujourd’hui une solide base client, elles doivent dégager davantage de revenus pour espérer faire véritablement de l’ombre aux établissements bancaires classiques.

Une pression sur les coûts

Les néobanques se veulent être les partenaires au quotidien de leurs clients en leur proposant des frais réduits pour leurs dépenses de tous les jours. En effet, les commissions tirées sur les retraits au DAB et sur chaque paiement constituent la principale source de revenus de la grande majorité d’entre elles.

Comme le notent les professionnels du secteur, les néobanques se basent sur un produit minimum viable (MVP). Une stratégie qui ne leur permettra pas de concurrencer les banques traditionnelles qui tirent des revenus sur différentes offres, dont les prêts, les épargnes ou encore les services de bancassurance. C’est cette diversification des offres qui fait défaut aux néobanques, car le nombre de clients ne fait pas tout.

Aujourd’hui, des établissements bancaires classiques comptent moins de clients que certaines néobanques, pourtant ils dégagent plus de rentabilité. La solution semble ainsi être simple pour les banques de dernière génération, mais elle ne l’est pas tant que ça. En effet, les offres telles que les prêts ou les épargnes sont à l’heure actuelle du domaine exclusif des enseignes bancaires traditionnelles.

En proposant de telles offres, les banques 2.0 entreront en confrontation frontale avec ces dernières et cela pourrait induire une forme de pression sur les coûts, ou si les néobanques souhaitent dégager des revenus, elles devront revoir leurs tarifs à la hausse. Alors que les prix réduits sont justement leur principal argument de vente.

Innover comme à leur habitude

Les néobanques peinent aujourd’hui encore à dégager une rentabilité. Leur stratégie actuelle table plutôt sur une perception de revenus sur le long terme. En d’autres mots, elles doivent encore s’armer de patience avant de percevoir un retour sur investissement. Mais elles n’y sont pas condamnées, puisque si elles proposent des offres de prêts ou d’épargnes, par exemple, elles peuvent espérer dégager une rentabilité plus rapidement.

La tâche ne sera pas aisée compte tenu de la mainmise des banques classiques sur ces produits, mais pas impossible. D’ailleurs, certaines banques de dernière génération ont plus ou moins réussi ce pari. C’est notamment le cas de KBC Belgique, qui propose à ses clients d’arrondir toutes leurs dépenses à l’euro supérieur. Le surplus est ensuite placé dans un plan d’investissement.

Le trading est aussi une solution à envisager pour les néobanques. Bon nombre de banques de dernière génération le proposent déjà à leurs clients et pour le moment le succès est au rendez-vous. Tout ça pour dire que les néobanques ne doivent pas se contenter d’être une banque au quotidien et explorer de nouvelles pistes. Après tout, l’innovation en matière de services bancaires est ce qui a fait leur succès.

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