Les banques en ligne sont en difficulté

Clavier ordinateur

De plus en plus nombreuses sur le marché, les banques en ligne font face à certains problèmes. En premier lieu, elles sont confrontées à la rude concurrence des établissements bancaires traditionnels et des nouveaux acteurs, notamment les Fintech et Orange Bank. En second lieu, il s’avère que leur modèle bancaire n’est pas rentable. Gros plans !

Ayant fait irruption sur le marché dans les années 2000, les banques en ligne se sont considérablement multipliées depuis. Aujourd’hui, le nombre d’enseignes bancaires numériques continue de croître et la progression promet de se poursuivre selon Benoît Grisoni, directeur général de Boursorama.

Désirant séduire les clients des établissements de crédit traditionnels, les banques digitales basent essentiellement leur stratégie de conquête sur des tarifs moins onéreux que ceux des enseignes classiques. Conscientes de la menace qui pèse sur elles, ces dernières ont racheté la plupart des banques en ligne ou ont créé leur propre service.

S&P Global Ratings précise toutefois que :

si tous les grands groupes bancaires ont créé une filiale en ligne au cours des dernières années, leur base de clientèle reste encore relativement peu significative.

Si les banques en ligne comptent peu d’usagers, c’est en partie en raison de la rude concurrence sur le marché. Les banques numériques sont en effet confrontées aux enseignes traditionnelles mais également aux Fintech.

Une rude concurrence sur le marché

Les banques en ligne sont en concurrence directe avec les Fintech, ces jeunes pousses financières qui proposent des services innovants, en adéquation avec les nouveaux besoins des usagers (applications de paiement, agrégateurs de comptes bancaires, etc.).

Parmi ces banques nouvelle génération figurent l’allemand N26 et le britannique Revolut qui dont les services bancaires sont tous accessibles sur mobile. Rachetée en début d’année par BNP Paribas, le français Compte-Nickel joue quant à lui sur l’inclusion bancaire des plus défavorisés, contrairement aux enseignes bancaires en ligne qui ciblent essentiellement les usagers aisés.

À part les néobanques, un nouvel acteur vient renforcer la concurrence sur le marché : Orange Bank. Aspirant signer 2 millions de clients d’ici 10 ans, la banque 100% mobile du géant de la télécommunication pratique elle aussi des tarifs peu élevés et déploie une gamme de services performants pour attirer les utilisateurs.

Un problème de rentabilité

Outre leur base de clientèle qui reste peu significative, les banques en ligne sont confrontés à un autre problème relatif à la rentabilité. À l’heure actuelle, la seule banque à distance qui revendique gagner de l’argent est Fortuneo.

Comme les établissements bancaires traditionnels, les enseignes numériques subissent la faiblesse du niveau des taux d’intérêt et elles le subissent plus sévèrement. Pourquoi ? Parce que contrairement aux banques classiques, elles ne peuvent pas se permettre de se rattraper sur les commissions du fait de leur promesse d’un service peu onéreux.

C’est ainsi que Luis Calleja, un spécialiste du cabinet Oresys, estime :

quelque chose qui n'est pas sain et qui n'est pas viable sur le long terme, c'est le modèle de la gratuité.

Il renchérit alors que les banques digitales doivent lancer de nouveaux produits et services pour lesquels les usagers seront prêts à payer.

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