Les restructurations de leur système sont bénéfiques aux banques européennes

analyse de la situation financière et économique

Les trois premiers mois de l’année ont été assez tendus pour les banques européennes. Elles font face à un environnement économique mouvementé et sont au cœur d’une restructuration. Cette dernière commence toutefois à avoir des répercussions positives au niveau de leur performance. Quoiqu’elles ne soient pas encore suffisantes pour le moment, dans le cadre d’un redressement total des résultats.

En Europe, les différents acteurs du secteur financier opèrent actuellement dans un environnement économique assez tumultueux. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment la politique monétaire instaurée par la Banque Centrale Européenne (BCE). Ce qui n’est pas le cas outre-Atlantique, d’où la difficulté de certaines enseignes se spécialisant dans l’investissement.

Quoi qu’il en soit, la conjoncture actuelle présente quelques avantages. Les différentes entités financières, surtout les Françaises, sont d’ailleurs en bonne voie, en matière d’évolution. Elles commencent d’ores et déjà à profiter des effets de leur restructuration malgré que leur performance ne soit pas encore tout à fait à leur apogée.

Une situation économique quelque peu instable

L’environnement économique de l’Europe laisse actuellement à désirer. Les taux sont toujours à leur niveau plancher, ce qui n’est pas du tout bénéfique pour les intervenants dans le secteur. En effet, les activités de crédit sont moins rémunératrices. C’est ce qui découle de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne ou BCE.

En revanche, l’Amérique du Nord bénéficie d’un relèvement des taux suite à la décision prise par la Réserve fédérale des États-Unis (Fed). Ce qui démontre d’ailleurs que les États-Unis enregistrent une avance de 2 à 3 ans en termes de politique monétaire par rapport à l’Europe.

Cette inégalité se répercute sur bon nombre d’établissements d’investissement, entre autres Deutsche Bank et Société Générale. En effet, la forte implantation de certaines banques dans le continent américain a fait davantage ressentir les effets de l’affaiblissement du dollar face à l’euro. À l’inverse, une faible implantation pourrait être menacée par le retour à la volatilité.

Une bonne résistance des banques européennes

La bonne tenue de la croissance en zone euro joue en faveur des acteurs financiers en Europe. En effet, les demandes de financement de la part des entreprises et les particuliers restent dynamiques, sans parler de la fluidité de la réduction des risques dans les portefeuilles bancaires.

Cette conjoncture réjouit notamment le secteur français qui, depuis plus d’un an, affiche une recrudescence en termes de changement de banque des consommateurs.

Par ailleurs, l’Italie a pu libérer ces créances douteuses à l’issue de de la restructuration du système bancaire. Tout comme certains autres établissements financiers, tels que les banques espagnoles, en l’occurrence BBVA ou Santander qui a enregistré une progression de 10% de son bénéfice net, soit 2 milliards d’euros.

Concernant le Royaume-Uni, les petites enseignes comme TSB ou Metrobank ont le plus souffert de la conjoncture actuelle. D’autant plus que le pays continue encore à subir les effets du Brexit. Cependant, les établissements aux fondations plus résistantes dont RBS, Lloyds ou HSBC ont eu moins de séquelles.

Une restructuration pour le moins bénéfiques

La banque italienne UniCredit, classée numéro 1 dans son pays, a enregistré ses meilleurs résultats trimestriels depuis les 10 dernières années. Son bénéfice est estimé à 1,1 milliard d’euros, soit une progression de 22,6%. Intesa et Monte dei Paschi figurent parmi ces performers.

Toutefois, l’indice des établissements financiers italiens ont affiché une baisse de plus de 10% sur les cinq dernières séances.

Dans ce contexte, les banques européennes ne sont pas encore arrivées à terme de leur restructuration. Les effets de la transformation digitale ne sont pas encore complets en France, d’où l’augmentation des dépenses de la Société Générale de 1,8% entre janvier et mars 2018.

Pareillement, Deutsche Bank a adopté une stratégie de repli et atténuer ses activités en tant que banque d'investissement, malgré qu’il s’agisse de sa spécialité.

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