Loi Macron pour la mobilité bancaire semble utile mais incomplète
Selon le sondage d’OpinionWay pour le CCSF ou Comité consultatif du secteur financier, plus de 25 % des plus importantes entreprises françaises sont confrontés à un problème de respect des délais que ce soit pour un transfert de virement que pour un prélèvement bancaire. Toutefois, la démarche de mobilité bancaire qui a été beaucoup plus simplifiée depuis l’application de la loi Macron à partir de 2017 a bien fonctionné.
La loi Macron ne lève pas toutes les craintes des clients
Selon un bilan relatif à l’entrée en vigueur du dispositif sur la mobilité bancaire, les démarches concernant ce mécanisme automatisant ont bien avancé.
Important C’est dans ce sens que les établissements bancaires ont pu enregistrer jusqu’à 1,2 million de demandes de mobilité traitées le 6 février dernier.
Ce chiffre représente environ 10 millions de flux interbancaires à destination des émetteurs de virements et de prélèvements pour permettre à toute banque d’effectuer des changements de domiciliation dans ses systèmes.
Il est cependant à noter que quelques bugs ont été constatés surtout au démarrage, mais depuis quelque temps, la majorité des banques a affirmé que le problème de délais interbancaires est dorénavant réglé. Ce dernier avait pour cause l’entrée en vigueur trop précipitée de la loi Macron.
La mobilité bancaire : connue par les Français mais n’arrive pas à les convaincre
Selon un sondage d’OpinionWay, du mois d’avril dernier, environ 70 % des Français connaissent l’existence de ce service lié à la mobilité bancaire. D’ailleurs, plus de 80 % d’entre eux ont pensé à procéder à un changement d’établissement bancaire.
Important 8 Français sur 10 des Français ayant déjà usé de ce service de mobilité bancaire ont affirmé que ce service est satisfaisant.
Quoi qu’il en soit, plus de 35 % ont constaté diverses anomalies surtout celles relatives aux opérations non déplacées, aux bugs mais également au délai de réalisation de l’opération.
Important Les chiffres démontrent que 17 % des Français qui sont intéressés par ce changement de banque n’ont pas osé lancer la procédure.
Ils ne sont pas sûrs que les transferts de virements et de prélèvements soient sécurisés.
Une mobilité, certes mais lente
Le taux d’attrition du secteur relatif aux transferts réalisés hors dispositif ne dépasse pas un niveau de 2,3 % alors que ceux des voisins européens arrivent à quatre fois plus de ce taux.
En effet, plus d'un cinquième des Français ont voulu changer de banque en 2017, 76 % d’entre eux n’ont pas osé abandonner leur banque principale.
Quant aux grandes entreprises telles que l’EDF, les mutuelles ou encore les organismes de retraites, plus de 25 % ont relevé des anomalies concernant surtout le délai de 10 jours qui est imposé pour un changement de coordonnées bancaires des clients. Le rapport du Comité consultatif du secteur financier a insisté :
« Tous les établissements indiquent, qu'à de rares exceptions près, les délais interbancaires sont aujourd'hui respectés après une période de rodage difficile de quelques mois liée à l'entrée en vigueur précipitée de la réglementation ».