Les banques européennes auraient-elles fait fausse route avec la digitalisation ?

Drapeau de la Communauté européenne devant l’Eurotower de Francfort-sur-le-Main.

La digitalisation semblait représenter l’avenir. Elle paraissait même inéluctable pour les établissements bancaires. Mais aujourd’hui, alors qu’elles sont en pleine transformation numérique, de nombreuses banques européennes se demandent s’il s’agit de la bonne stratégie. Il s’avère que passer au numérique constitue un coût non négligeable que beaucoup parmi elles ne sont pas prêts d’assumer et qui pourrait précipiter leur chute.

Une fausse bonne idée ?

Y a-t-il eu précipitation des banques dans la migration vers le numérique ? Difficile de répondre à cette question par l’affirmatif et pourtant, le négatif aussi serait une réponse un peu trop hâtive.

Les groupes bancaires ont murement réfléchi le fait que la stratégie de développement passe par le digital. Tout les y emmenait, que ce soit la concurrence, la demande ou encore l’évolution des besoins. Et par-dessus tout, se doter d’une filiale banque en ligne et proposer un parcours client entièrement automatisé, c’était tout simplement vivre avec leur temps.

De plus, la notion de banque sans agence apparaissait comme un excellent moyen de réduire les charges. Néanmoins, si des postes de dépenses ont effectivement été rayés de la liste, d’autres charges sont apparues avec la révolution numérique.

ImportantEt il ne s’agit surement pas d’un hasard si peu de néo-banques et autres banques en ligne ont atteint la rentabilité à l’heure actuelle. Et même le confinement qui a vu les agences physiques fermer temporairement leurs portes n’a pas suffi à donner plus de visibilité aux distributions par voie numérique des produits bancaires. Les clients semblent toujours privilégier les rendez-vous en agence, sans doute pour préserver le contact humain.

Un « business model » qui tarde à porter ses fruits

Alors que les agences physiques ferment leurs portes les uns après les autres – notamment du fait de la crise sanitaire –, les établissements bancaires constatent que leur branche numérique n’est pas vraiment de nature à atteindre rapidement le seuil de rentabilité.

À terme, cette infortune à laquelle font face les banques digitales va finir par affecter les établissements traditionnels, en particulier ceux qui disposent d’une filiale numérique.

Dans le cas du scénario le plus pessimiste, ces filiales numériques vont peser lourdement sur les comptes des institutions bancaires européennes et entraîner leur chute.

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