JP Morgan préfère prendre des leçons de gouvernance plutôt qu’en donner

Les bureaux de JP Morgan Chase & Co. et d’EY (Ernst & Young) dans le district de South Of Market.

Une des banques les plus influentes dans le monde, JP Morgan a bâti sa renommée sur sa faculté à corriger ses erreurs. Ce qui lui a permis notamment d’aider Wall Street à afficher une performance annuelle surprenante. Toutefois, des signes de faiblesse se font ressentir au niveau de sa gouvernance.

Promouvoir l’inclusion de toutes les parties prenantes, au détriment de la primauté des actionnaires. C’est l’engagement pris par l’association Business Roundtable en 2019. Lors de la signature du document y afférent, Jamie Dimon, son président, avait alors évoqué un risque d’effondrement du rêve américain.

Pour certains observateurs, le PDG de JP Morgan aurait également dû prêter attention à la vision européenne du futur. Cela lui aurait permis d’éviter l’échec de la Super Ligue de football. Pour rappel, la banque d’investissement américaine devait financer le projet à hauteur de quatre à six milliards d’euros. Une décision qu’elle a reconnue comme étant une erreur le 23 avril dernier.

Une faiblesse de gouvernance

Pour poursuivre leur plan, les instigateurs de la Super Ligue devront changer de banque ou de partenaire. Après les fans du ballon rond, les joueurs ou encore les clubs, c’est en effet au tour de l’établissement américain de condamner l’idée. Celui-ci reconnaît notamment avoir mal apprécié les retombées que pourrait présenter l’accord dans le futur.

Il semblerait que la firme n’ait pas retenu les leçons du passé. Si c’était le cas, elle aurait pu prévoir les réactions du terrain. À souligner que JP Morgan s’est implantée à Londres avant même la création de la Football Association (1963). Elle prétend en outre vouloir servir toutes ses communautés à l’échelle du globe.

Si le conseil d’administration accorde une importance aux signaux de fragilité dans la gouvernance, il doit prendre cette contradiction au sérieux. D’autant plus que son « public responsibility committee » aurait été impliqué dans l’affaire, révèle le quotidien britannique The Guardian.

Forte capacité à éviter et corriger les erreurs

Malgré tout, la Bourse de New York continue d’affectionner l’acteur qui lui a permis d’atteindre une performance annuelle impressionnante. Estimée à +11,90 % selon Bloomberg, celle-ci est légèrement supérieure à celle de l’indice S&P 500 depuis 2006. Année où Jamie Dimon a été nommé à son poste. De même, ce chiffre est également quatre fois meilleur que celui de l’ensemble du marché américain.

Sur ce point, les investisseurs n’avaient aucun intérêt à voir le patron donner des leçons de gouvernance. En effet, ce résultat historique découle d’une compétence considérable à prévenir, et surtout à réparer rapidement les erreurs. Toutefois, ces actionnaires prendront plaisir à constater que leur collaborateur peut apprendre des choses. Ce qui est d’autant plus valable, compte tenu des nouveaux projets prévus dans la banque de détail au Royaume-Uni.

Pour rappel, JP Morgan a annoncé en janvier le lancement de sa banque en ligne dédiée au marché britannique. Elle envisage en ce sens d’atteindre une clientèle plus large que Marcus, l’enseigne de son concurrent Goldman Sachs.

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