Plus de 30 % des Belges ont été victimes du phishing en avril dernier

Phishing données de carte de crédit avec clavier et crochet symbole.

D’après une étude de la fédération Febelfin, près de 30 % des Belges ont reçu un message d’hameçonnage au cours du dernier mois et 3 % d’entre eux y a répondu. Ces six derniers mois, c’est même plus de la moitié de la population qui ont reçu ce genre de message.

Febelfin a mené une étude sur le phishing, dit également l’hameçonnage, en Belgique. À en croire cette enquête, ces fraudes ont considérablement augmenté depuis le début du coronavirus. La raison est simple : à cause de la situation sanitaire, les consommateurs belges plébiscitent le canal numérique pour leurs transactions financières. La preuve, de plus en plus de détenteurs de compte bancaire sont des clients de banque en ligne depuis automne 2020.

Febelfin déplore que des individus n’aient pas connaissance de ces escroqueries. En effet, son étude a révélé que 12 % de la population belge n’a jamais entendu parler de cette forme d’hacking. Des fraudes auxquelles les plus jeunes seraient plus exposées.

Davantage de dispositifs de sécurité sont nécessaires

Au cours du dernier semestre, plus d’un Belge sur deux aurait reçu de faux e-mails ou des messages de leur banque. 3 % d’entre eux auraient répondu à ces messages de phishing. Une proportion d’autant plus inquiétante chez les moins de 30 ans où 5 % d’entre eux auraient donné suite aux mails qu’ils ont reçus et auraient partagé leurs données financières.

D’après l’étude de Febelfin, 7 % de la population se seraient ainsi sentis mal à l’aise d’avoir partagé ces informations. Un taux qui se monte à 17 % chez les 16-30 ans, confirmant que les jeunes sont les plus exposés à ces moyens d’extorsion.

Cette proportion des Belges qui se font avoir est d’autant plus surprenante, compte tenu des dispositifs déployés par les enseignes financières. À noter cependant que des mesures de sécurité ont permis à ces dernières de détecter et bloquer ou récupérer plus de 75 % de tous les virements frauduleux. À certains observateurs d’indiquer que face à la crise sanitaire et à un canal numérique davantage sollicité, plus d’efforts sont nécessaires si l’on veut endiguer ces escroqueries.

Des mesures de sécurité peu connues

Selon les banques, la montée en puissance du phishing est en partie due à l’impopularité des mesures de sécurité, telles que la saisie de numéro ou le fait de recourir à un lecteur de carte lors d’un achat en ligne. Les jeunes, en particulier, évitent ces dispositifs, qu’ils voient comme des freins aux achats en ligne.

Pourtant l’hameçonnage est devenu un véritable problème de société. Depuis le début de la crise sanitaire, les escrocs sont de plus en plus actifs et habiles. Et la finance n’est pas le seul secteur touché par la fraude, selon l’étude de la fédération Febelfin.

Cette dernière rappelle ainsi aux citoyens belges de ne dévoiler en aucun cas leurs informations bancaires en réponse à un courrier électronique, un sms, un appel téléphonique ou tout autre message sur les réseaux sociaux. Febelfin rajoute qu’il ne faut pas non plus cliquer sur un lien reçu. Pour avoir accès à son compte bancaire via la toile, mieux vaut utiliser son application bancaire mobile ou taper l’adresse de sa banque dans le navigateur.

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