Les Fintech doivent-ils collaborer avec les banques pour assurer leur avenir ?

Portable et tablette avec des cartes de crédit

Aujourd’hui, nombreuses sont les start-up associant technologie et finance qui s’installent sur un marché aux fortes barrières à l’entrée. Ces nouveaux entrants jouent sur l'image écornée du secteur par la crise financière afin d’attirer des clients à la recherche de tarifs moins chers ainsi que d'un service plus simple et réactif.

Les Fintech viennent actuellement bousculer le secteur de la finance par la technologie. Ces acteurs attirent en effet des clients avec de séduisantes applications mobiles. Un certain nombre d’entre eux ont été acquis par un groupe bancaire aux poches profondes.

À titre d’exemple, la Financière de paiements électroniques (FPE) a annoncé son rachat par BNP Paribas ce mois-ci. Est-il plutôt préférable pour ces start-up d’être indépendantes ou d’établir de bonnes relations avec les banques ? Soulignons que pour découvrir les offres les plus intéressantes du moment, il est possible d’accéder à un comparatif banques en ligne.

Accélérer la disruption grâce à des partenariats

Les banques accélèrent elles-mêmes leur disruption en nouant des partenariats avec les start-up de la Fintech. Toutefois, elles ne sont pas les seules à faire des acquisitions. Les distributeurs et les télécoms le font également.

Orange a par exemple racheté 65% de Groupama Banque afin de lancer Orange Bank à la mi-mai. C’est également le cas de la Banque Edel qui a repris la néobanque Morning. Alain Clot, le président de l'association France Fintech, estime que :

Ce ne sont que quelques exemples rapportés à des centaines d'entreprises. Se faire racheter en général, et notamment par une banque, n'est pas le destin inéluctable des start-up de la Fintech.

Alain Clot

Notons que la startup toulousaine Morning s’est finalement adossée à la Banque Edel au mois de février. L’été dernier, la banque mobile allemande Fidor, l'une des plus prometteuses d'Europe, était acquise par le groupe BPCE (organe central commun à la Banque populaire et la Caisse d'épargne française).

Indépendance revendiquée et relativisée

L’indépendance revendiquée, puis relativisée, suscite une certaine incompréhension chez les clients. Une banque établie peut apparaître comme un partenaire, qui comprend le métier et les contraintes. Elle se montre moins pressée comparée à un fonds de capital-risque.

Sur les réseaux sociaux, certains supporters de Compte-Nickel se sont par exemple montrés déçus. Pour eux, c’est un peu comme si Free s’est fait racheter par SFR. Sur Twitter, l'auteur libéral Gaspard Koenig, a publié : quelle tristesse ! J'ai ouvert un Compte-Nickel afin d’échapper à BNP et voilà que le piège se referme... On ne peut échapper à l'oligopole.

Quant à Matthias Kröner, le directeur général de Fidor, il a déclaré que : l'indépendance, ce n'est que de la rhétorique si on ne peut pas utiliser son capital.

Certaines start-up de la Fintech se clament indépendantes alors qu’elles ont des acteurs établis de la finance en direct ou via un fonds de corporate venture au capital. Elles ne supportent pas que la presse le rappelle. Alain Clot, l’actionnaire et administrateur de la FPE a relevé que : ce n'est pas la guerre entre Fintech et banques : nous sommes concurrents mais pas ennemis.

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