La finance islamique pour booster la bancarisation

banque en Algérie

Malgré les mesures mises en place ces dernières années pour favoriser l’accès aux services bancaires, l’Algérie reste sous-bancarisée. On y compte seulement 0,36 agence pour 10 000 habitants. Dès lors, pour accélérer la bancarisation dans le pays, les autorités misent sur la finance islamique. Elles espèrent convaincre les particuliers à se bancariser. L’objectif est de reprendre le contrôle sur les flux financiers circulant dans les circuits informels et de les réinjecter dans le système formel.

Accélérer la bancarisation

Selon les statistiques, seulement un particulier sur quatre est bancarisé en Algérie. Pour attirer davantage la population dans le système bancaire, les institutions financières publiques du pays adoptent la finance islamique. Elles espèrent ainsi convaincre une bonne partie des ménages à ouvrir un compte bancaire.

ImportantDepuis cette année, le pays s’est doté d’une institution charaïque de la fatwa dédiée à la finance islamique. Cette autorité religieuse supervise l’industrie et délivre les agréments qui attestent de la conformité islamique des offres financières.

La Banque nationale d’Algérie a obtenu l’approbation de l’autorité religieuse pour la commercialisation de près d’une dizaine de produits bancaires.

Le fait est que la population algérienne - majoritairement musulmane - n’adhère pas à la finance traditionnelle. Plusieurs pratiques de ce système bancaire étant contraires à la loi islamique.

A titre d’illustration, la charia interdit :

  • le crédit avec intérêt ;
  • l’investissement dans des entreprises de jeux d’argent, de vente d’alcool et de tabac.

Par ailleurs, la loi islamique ordonne un partage équitable des résultats aussi bien en cas de profits que de pertes.

Une croissance soutenue

Respectueuse des dogmes de la charia, la finance islamique progresse de manière soutenue dans les pays où la population est majoritairement musulmane.

Au cours des dix dernières années, cette industrie a généré plusieurs centaines de milliards de dollars.

La finance islamique existe en Algérie depuis plusieurs années. Ce service est disponible auprès de quelques banques privées.

Le secteur bancaire public vient étoffer cette offre en proposant d’ici la fin de l’année trois types de produits à forte demande :

  • la « mourabaha » qui est une forme de prêt à la consommation respectueuse des principes de la charia. Ce produit financier permet d’éliminer les intérêts sur ce type de prêts. Au lieu d’octroyer un capital pour l’achat d’un bien, la banque acquiert le dit bien, puis le revend à son client contre des règlements échelonnés incluant la marge bénéficiaire.
  • l’« ijara » qui est l’équivalent du crédit-bail. Dans ce cas de figure, le client conclut un contrat de bail incluant une clause d’achat ou non directement auprès de la banque.
  • la « moucharaka » qui se présente comme un véhicule d’investissement permettant aux clients de soutenir financièrement une entreprise ou un projet, et de partager les résultats qui en découlent que ce soit des bénéfices ou des pertes.
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