Les banques américaines ont dû renoncer à quelques profits pour soutenir leurs clients affectés financièrement

banque usa

À l’instar de l’économie mondiale, celle des États-Unis est aussi mise au point mort depuis que l’épidémie du Coronavirus a débarqué sur le sol américain. Les banques, les premières à être affectées par la suspension d’activités de nombre de ses clients, vont devoir essuyer d’importantes pertes du fait de la tendance haussière des crédits impayés.

De toute l’histoire de l’humanité, la pandémie du Covid-19 semble mettre durement à l’épreuve la population mondiale. De fait, ses conséquences ne sont pas seulement d’ordre sanitaire, mais elles affectent également l’économie. Sans conteste à l’échelle internationale, les impacts sont aussi tangibles dans chaque pays concerné.

Aux États-Unis notamment, les établissements bancaires se préparent au pire. Bien qu’il faille admettre qu’ils sont mieux préparés pour affronter la crise actuelle qu’ils ne l’ont été il y a douze ans, lors de la débâcle financière liée aux subprimes. De fait, leurs provisions ont été rehaussées pour faire face, entre autres, à l’explosion d’impayés de leurs clients - particuliers et entreprises –, et ce, au détriment de leur profit.

Un virus qui n’affecte pas que la santé

Mi-mars a été une date qui restera dans les annales pour les Américains. Elle a été, en effet, marquée par l’arrêt brusque de l’activité économique dans le pays du fait de l’arrêt des usines ainsi que de la fermeture de milliers de PME et des commerces. Une situation engendrant des millions de mise au chômage depuis fin mars et début avril. Plus précisément, près de 16 millions de citoyens ont perdu leur travail.

Et les conséquences ne peuvent être que désastreuses puisque :

  •  Les factures et mensualités de crédit ont commencé à ne pas être honorées ;
  •  Les ventes au détail ont notablement chuté ;
  •  L’activité manufacturière, notamment du côté de New York, est dans le rouge.

En outre, pour éviter de mettre leurs clés sous la porte, les grandes entreprises n’ont d’autres alternatives que de se tourner vers les banques auprès desquelles elles ont décidé auparavant d’ouvrir un compte bancaire. Ce, afin de solliciter l’accès à des lignes de crédit leur permettant de combler leur trésorerie. Les enseignes de plus petite envergure, quant à elles, optent pour une demande de report de l’échéance de leurs dettes.

Optimisme et abnégation, les deux mots d’ordre du moment

Les crédits ne sont plus, de ce fait, qu’un véritable casse-tête. Et encore, le secteur n’a pas encore touché le fond, à en croire les perspectives de plusieurs organismes bancaires : JPMorgan Chase et Wells Fargo, suivis de Bank of America, de Citigroup et de Goldman Sachs. D’après le conseil prodigué par le PDG de ce dernier, David Solomon, à sa clientèle, la meilleure chose à faire est d’ :

Espérer que la situation s’améliore, mais de se préparer au pire.

David Solomon.

Au directeur financier de Bank of America, Paul Donofrio, de préciser que :

Au vu de l’augmentation des demandes d’inscription au chômage, nous anticipons une croissance des défaillances des consommateurs en fin d’année, avec la possibilité que ça s’étale en 2021.

Paul Donofrio.

Un avis auquel n’adhèrent pas pour autant les experts qui s’attendent à quelque progrès compte tenu du coup de pouce gouvernemental, promis par le président de la République Donald Trump, qui devrait s’élever à 2 200 milliards de dollars.

Par ailleurs, les banques américaines sont bien plus à même d’affronter la crise sanitaire d’aujourd’hui qu’elles ne l’ont été au moment du krach financier d’il y a douze ans. En effet, des milliards de dollars ont été mis de côté en vue de couvrir les prêts contractés par les usagers bancaires - particuliers et entreprises - en passe d’être insolvables. Dans les détails :

  •  7 milliards de dollars, l’équivalent de près de 6,4 milliards d’euros ont été mobilisés par Citigroup au prix d’un recul de 46,6% sur son profit (estimé à 2,5 milliards) ;
  •  4,8 milliards de dollars, soit 4,4 milliards d’euros ont été provisionnés par Bank of America, plongeant alors son bénéfice net de 48,4% (à 3,5 milliards) ;
  •  937 millions de dollars – quelque 860 millions d’euros – ont été dédiés à la cause par Goldman Sachs. Une somme au quadruple de ses prévisions antérieures.

Il est évident que ces provisions ont eu d’importants impacts au niveau de la trésorerie de ces organismes prêteurs. Comme l’a admis Michael Corbat, qui se trouve à la tête de Citigroup :

Nos résultats du premier trimestre ont été impactés de façon significative par la pandémie de Covid-19.

Michael Corbat.

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