Un partenariat public-privé est envisagé concernant les monnaies numériques de banque centrale

monnaie mondiale

Aux premiers stades du projet, les banques centrales étaient supposées gérer les CBDC (central bank digital currency, pour monnaies numériques de banque centrale). Tommaso Mancini-Griffoli, du FMI, a récemment révélé une nouvelle tendance privilégiant les partenariats entre les institutions financières publiques et privées. Cette formule permettra de répartir les coûts et les risques liés à la cryptomonnaie.

En Chine, les étrangers peuvent peiner à ouvrir un compte bancaire. Il s’agit d’un blocage non négligeable pour les transactions transfrontalières et le commerce international en général. Le paiement électronique en monnaie numérique (DCEP) développé par la Banque populaire de Chine devrait permettre de résoudre ce problème.

Pour les étrangers, professionnels ou particuliers, le portefeuille DCEP facilitera l’accès à l’écosystème chinois, notamment à travers les paiements. Ce dispositif contribuera ainsi à améliorer les relations entre le pays et les opérateurs économiques internationaux. Le cas de la Chine est un des exemples les plus intéressants pour mesurer les nombreux avantages des cryptomonnaies de banque centrale.

Des progrès notables en Chine

Durant un récent épisode de The Money Movement, le PDG de Circle (société à l’origine de l’USD Coin), Jeremy Allaire, a organisé une rencontre entre plusieurs spécialistes du marché des cryptoactifs et du monde de la finance. L’animateur a notamment reçu Tommaso Mancini-Griffoli, le chef de division adjoint au sein du département des marchés monétaires et des capitaux du FMI (Fonds monétaire international).

Le financier comptait également parmi ses invités le conseiller principal de recherche de la Banque d'Angleterre, Michael Kumhof, ainsi que l’économiste en chef de Wanxiang Blockchain Inc, le Dr Chuanwei David Zou.

Au cours de ces discussions, Michael Kumhof a rapproché la CBDC avec le Plan de Chicago. Il s’agit des différentes réformes recommandées aux banques par les chercheurs de l’Université de Chicago après la crise des années 1930.

L’idée de base du programme consiste à instaurer une banque avec une réserve à 100 %. Dans la pratique, les établissements financiers devraient être en mesure de couvrir intégralement les fonds prêtés. Ce système permettrait d’éviter les réserves fractionnées.

Aujourd’hui, la Chine fait partie des pays les plus avancés sur ce projet à travers son DCEP. Comme l’a expliqué le Dr Zou, la gestion de cette cryptomonnaie est centralisée au niveau de la Banque populaire de Chine. Cette dernière s’occupe à la fois de la commercialisation de gros pour les professionnels et de détail pour le grand public.

Une cryptomonnaie synthétique

Tommaso Mancini-Griffoli a fourni plus d’explications sur la nouvelle tendance concernant le projet, à savoir la CBDC hybride ou synthétique. Ce concept se base sur la collaboration des acteurs publics et privés. Ce partenariat permettra à la banque centrale de limiter son implication et son exposition au risque.

À l’origine, l’idée de CBDC suggérait que les banques centrales devaient s’occuper entièrement de la création, de la distribution et de toutes les étapes relatives à la cryptodevise. Ainsi, les institutions financières publiques étaient assez réticentes face à ce projet à la fois onéreux et risqué.

Avec la version synthétique, les opérateurs privés seront responsables d’une part importante du processus, et a fortiori des coûts ainsi que des risques associés. Ces acteurs s’occuperont notamment du choix et de la mise en œuvre de la technologie, du développement du support commercial et de la sélection des clients.

Dans ce cas de figure, la CBDC pourra hériter des principaux atouts des secteurs public et privé, en l’occurrence la réglementation et l’innovation. Toutefois, la part de responsabilité des deux parties reste encore problématique dans le modèle envisagé, surtout par rapport à l’émission des jetons. Il faudra donc éclaircir davantage ces points à l’avenir.

En définitive, le plus grand risque avec cette monnaie numérique est d’altérer la partie fonctionnelle du système bancaire et financier par excès d’innovation. Les porteurs du projet devront donc continuellement privilégier les meilleures solutions possible.

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