Les banques américaines se mobilisent face à la crise du Coronavirus

bâtiments banques américaines

On peut dire que tous les pays du monde déploient tant bien que mal des efforts afin de pallier les conséquences néfastes de la pandémie. La puissance mondiale œuvre sur tous les plans. Seul hic, sa manière d'agir semble quelque peu exagérée. Bien que les méga banques, qui reposent sur des dépôts volumineux comme atout pour une situation après une crise financière permettent aux industries d'encaisser des bénéfices faute de faibles taux d’intérêt, l'évolution de l'économie ainsi que la suite des mesures prises ne se saura que vraiment à la fin.

La pandémie actuelle est un véritable fléau. D'innombrables décès au compteur, des services d'urgences bondés, la précarité ainsi que le chômage font rage. Tous les pays du monde sont ébranlés et bien que cela paraisse impossible, les États unis, puissance mondiale, roi du capitalisme, pays de rêve pour la plupart, se voient complètement fouetter par le Coronavirus.

Leur économie est sens dessus dessous. Effectivement, les petites entreprises ont été déjà fragilisées bien avant la pandémie du Covid-19. Les banques américaines ont affirmé avoir suffisamment de réserve de liquide pour faire face à la crise sanitaire.

Quoi qu’il en soit, le pays a néanmoins préféré en débloquer plus afin de soutenir au mieux l’économie, allégeant le poids sur les épaules des différentes compagnies, mais aussi celui de la population en général. Une décision unanime lors d'une réunion, une augmentation de 2 000 milliards de dollars du dépôt. Les compte bancaires se sont vus rembourrés d'une manière ou d'une autre. La mesure laisse pourtant perplexe quelques-uns sur certains points, visibles ou non encore.

Un plan qui s'avère plus ou moins salutaire

Le plan de relance économique validé par le président Donald Trump a été plus ou moins attendu. Effectivement, même si les banques avaient affirmé avoir assez pour faire face à la crise actuelle grâce à un approvisionnement de 4,8 milliards de dollars de la Banque of America, celle-ci a vu chuter son bénéfice net de 48,4%. De surcroît, les prévisions sont mauvaises avec un taux de chômage à 15% et une baisse de dépenses via les cartes bancaires de 30%.

Les responsables sont pessimistes quant à la situation des mois à venir et préconise vigilance. L'argent coule désormais à flots dans les banques, une situation sans pareille avec une augmentation de 865 milliards de dollars de dépôt. Plus de deux tiers des bénéfices sont destinés aux plus grands, 25 notamment, dont une concentration chez JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup. Du moins, à en croire la FDIC.

Les géants du secteur bancaire sont les premiers à y avoir vu leur compte, car lors de la fermeture des frontières, des compagnies telles que Boeing et Ford se sont précipitées vers les lignes de crédit offertes. Ces dernières s’estimeraient à quelques dizaines de milliards, initialement placé dans ces banques.

Justement, celles qui accordent des prêts peuvent s'octroyer 4% de ces derniers. Celles nommées, banques de fiducie, ont bénéficié de dépôts lors d'achat d'obligations ayant attiré des milliards de dollars de titres adossés à des créances hypothécaires. Mais elles ne restent pas les seules bénéficiaires, car une autre centaine de milliards sont adressés aux petites entreprises, avec 660 milliards de dollars du gouvernement (Paycheck Protection Program) et aux particuliers.

Bon nombre de méga banques ont pour clients des gens qui n'ont pas pu dépenser depuis la crise. Leur épargne personnelle a haussé de 33% en plus d'une hausse de revenus de 10,5% grâce à des chèques de 1 200 dollars et des prestations de chômage. La Réserve Fédérale, quant à elle, préconise un achat illimité d'obligations afin de soutenir le secteur financier.

Le revers de la médaille

Actuellement, tout le monde y trouve son compte. Mais cette dépense excessive du gouvernement laisse tout de même perplexe plus d’un. Un effondrement du dollar ainsi qu’une inflation plus élevée sont avancés par des experts. Certains envisagent même l'apparition d'une bulle boursière.

Mais ce n'est pas tout. Déjà, bien avant la crise sanitaire, les banques ont baissé leur taux d'intérêt afin d'inciter la population encore plus à la consommation. Mais elles prévoient encore de les baisser, car « elles nagent dans l'argent » selon les propres mots de Brian Foran, analyste chez Autonomous Research. Ce dernier est totalement ahuri par la somme extraordinaire dans le secteur dans le moment présent.

Les banques, elles, ne savent vraiment plus quoi en faire. Le PDG de Bank of America, Brian Moynihan, affirme à CNBC le mois dernier que plus de comptes inférieurs à 5 000 $ possédaient jusqu’à 40% d’argent en plus qu’avant la pandémie, après vérification.

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