Suppression d’emplois massifs chez les grandes banques européennes et américaines

banques européennes

Des deux côtés de l’Atlantique, les plus grandes banques d’investissement reprennent les suppressions de poste. Pourtant, malgré la crise, les patrons européens et américains s’étaient engagés à ne pas couper dans les effectifs. Le répit aura été de courte durée, mais il semble que le contexte de crise justifie ces coupes massives.

Reprise des suppressions de postes chez les grandes banques US

Au début de la crise, David Salomon, le CEO de Goldman Sachs, avait annoncé la suspension des suppressions de poste, les jugeant « appropriés ». Pourtant, selon plusieurs médias anglo-saxons

Après 400 licenciements en septembre, l’établissement en envisagerait plusieurs centaines de plus.

David Salomon.

Même si un porte-parole a précisé que cela correspond à moins de 1 % des effectifs, la décision inquiète.

Les médias rappellent également que « JP Morgan s’est séparée d’une centaine de salariés au début de l’été », tandis qu’en début octobre, Wells Fargo prévoyait de remercier 700 personnes en parallèle de la fermeture d’agences afin d’économiser 10 milliards de dollars sur ses coûts.

Important Ces coupes massives surprennent, alors qu’une reprise est constatée, en particulier dans les activités de marchés.

Selon le cabinet d’analyses spécialisé Coalition,

Les revenus des 12 leaders du marché bancaire d’investissement devraient atteindre 188 milliards de dollars, en croissance de 25 %.

Mais S&P Global Ratings tempère, évoquant une flambée du coût des impayés sur le crédit qui impose des provisions importantes. Pour l’agence de notation financière,

La situation en 2021 sera plus complexe encore, voire pire que celle de 2009.

Par ailleurs, depuis début 2020, 20 000 nouvelles recrues sont venues étoffer les équipes des 6 plus grandes banques américaines afin d’offrir le meilleur service aux anciens et nouveaux titulaires de comptes bancaires. Les départs étant moins nombreux, il en a résulté un écart que la conjoncture impose de réduire.

Des réductions d’effectifs aussi chez les groupes européens

Les banques européennes ne sont pas en reste, en dépit de promesses de la même veine que celles de leurs homologues de Wall Street. Au troisième trimestre, Coalition indique qu’

Elles ont mis un terme aux contrats de 5 % des agents du front office.

Les réductions d’effectifs portent notamment sur la branche « Action »s, tandis que les critères recrutements dans les « métiers de taux » se font plus stricts.

En effet, au printemps dernier, HSBC avait renoncé à la suppression de 35 000 postes à travers le monde. C’est également le cas de Lloyd’s Banking Group pour 780 emplois. BNP Paribas aussi projetait de mettre un frein au licenciement de 640 salariés et de l’exécution de son plan de transformation de sa filiale « titres » BP2S. De son côté, le Crédit Suisse avait fait part de son intention de ne remercier aucun de ses collaborateurs.

Coalition révèle que

La part de marché des banques d’investissement européennes au troisième trimestre avait progressé de 3 % après la contre-performance du premier semestre.

Mais crise oblige, HSBC France a remis son plan au goût du jour en juin, avec la disparition d’un tiers des équipes de la banque d’investissement, suivie d’une refonte des métiers d’entreprise. La Société Générale est la dernière en date, avec 640 personnes sur la sellette, principalement dans les activités de marchés.

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