Les cryptofortunes refusées par les banques suisses

le bitcoin

Les monnaies virtuelles se sont fortement développées ces derniers temps. Cependant, les demandes de placement des détenteurs de cryptofortune se sont vues rejetées par les banques privées suisses. Dans la majorité des cas, les banquiers portent un jugement péjoratif à l'argent gagné grâce à l'investissement en cryptomonnaies. Les quelques établissements qui acceptent ce type de monnaie imposent de strictes conditions.

De nombreux utilisateurs de cryptomonnaies, qui ont rencontré un franc succès dans leur investissement, envisagent de convertir une part de leur argent virtuel en monnaie classique. Néanmoins, la plupart des banques privées suisses éprouvent de l’hostilité face à cette catégorie de clientèle, et les rares enseignes qui les acceptent mettent en place des conditions sévères.

Olivier Cohen, cofondateur de la société Altcoinomy à Genève note alors qu’ :

Il s’agit souvent d’investisseurs très orientés sur les nouvelles technologies, qui ont misé sur les cryptomonnaies très tôt et avec grand succès. Ils ne peuvent pas toujours utiliser leur fortune virtuelle dans leur pays d’origine et sont souvent sensibles à l’image de la Suisse, entre la qualité du service bancaire et la tradition de discrétion. Le fait que de plusieurs ICO (levées de fonds en bitcoins et autres cryptomonnaies) ont lieu en Suisse, dont certaines des plus importantes au monde, constitue un autre facteur de proximité.

Olivier Cohen.

Les cryptofortunes en quête d’un service bancaire qui leur est adapté

Malgré la restriction de la plupart des enseignes bancaires, l’utilisation des cryptomonnaies progresse fortement depuis l’année dernière. Actuellement, les banques doivent revoir leurs conditions, étant donné que de plus en plus de clients s’intéressent à cette nouvelle forme de monnaie.

Sur ce point, Olivier Depierre, avocat genevois spécialisé dans les ICO et les cryptomonnaies précise qu’ :

Avant que les banques acceptent cette nouvelle source de net new money, plusieurs conditions doivent être remplies. Les organes décisionnels de la banque doivent avoir compris et accepté cette nouvelle activité. Ensuite, la banque doit mettre en place une procédure spécifique d'identification des fonds, en remontant jusqu'à l’origine des avoirs en monnaies traditionnelles qui ont été investis dans du bitcoin ou dans d’autres moyens de paiement cryptographiques, voire dans des jetons numériques créés lors d’un ICO.

Olivier Depierre.

Altcoinomy est une société opérant dans le service rattaché aux cryptomonnaies. Elle joue un rôle crucial dans la relation entre les utilisateurs de monnaies virtuelles et les enseignes bancaires.Olivier Cohen souligne par ailleurs que :

Les banques ont un a priori défavorable sur les cryptomonnaies en général, la plupart de celles que nous avons contactées depuis début 2017 n’a pas voulu entrer en matière. Celles qui commencent à être intéressées sont extrêmement exigeantes en matière de contrôles ;

Olivier Cohen.

Retracer l’origine de l’argent virtuel grâce à Blockchain

Rappelons que le cofondateur de la société Altcoinomy, également ancien banquier et trader pointe les difficultés rencontrées par les détenteurs de cryptofortune à ouvrir un compte bancaire en Suisse. D’ailleurs, c’est pour leur apporter son aide qu’il a décidé de fonder son entreprise.

Nathalie Barzilay, avocate chargée des aspects légaux chez Altcoinomy s’exprime à propos dessources de l’argent virtuel détenu par les clients potentiels.Selon ses dires :

Les soupçons de blanchiment ou d’autres délits préalables sont les plus fortsà traversles moyens de paiement cryptographiques. Mais il s’agit souvent de sommes très limitées, l’équivalent de quelques dizaines de milliers de dollars qui sont devenus des millions, voire des dizaines de millions grâce à l’envolée des cours des cryptomonnaies.

Nathalie Barzilay.

Il faut savoir que le blockchain représente un moyen permettant de déterminer la progression de la fortune convertie en monnaie virtuelle. Le système est simple, il fonctionne par l’intermédiaire d’une technologie de stockage et de transmission d’informations qui n’affiche pas le nom de son utilisateur.

À ce sujet, Nathalie Barzilaysouligne que :

La traçabilité d’une adresse sur la blockchain est totale. On peut connaître les flows d’actifs qui lui sont liés, les montants, les transferts, les soldes. Les dispositifs informatiques existent, les banques devraient progressivement les adopter.

Nathalie Barzilay.

Par ailleurs,Altcoinomy a élaboré le KYC ou Know Your Customer, qui est un système d’identification du client.

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