L’écart de prix entre les banques reste important concernant les frais d’incidents

le quartier La Défense à Paris

Selon l’Observatoire des tarifs bancaires, les établissements financiers français se sont conformés à leur engagement de geler les prix des services dédiés aux particuliers pour cette année. L’organisme a toutefois relevé un écart significatif entre les frais d’incidents bancaires appliqués par chaque banque. En définitive, les effets de cette mesure sur le client sont plutôt relatifs.

Dans son dernier rapport, l’Observatoire des tarifs bancaires a constaté l’application effective des engagements pris par les institutions financières françaises pour 2019. Les banques nationales ont en effet gelé leurs prix en dépit du contexte actuel des taux bas. Néanmoins, cette conjoncture rend les frais d’incidents bancaires plus importants.

Dans ce contexte défavorable, il s’agit en effet d’une de leurs principales ressources financières, en plus des emprunts. Par ailleurs, cette disposition a dû être prise juste après 2018, une année fortement marquée par des hausses tarifaires successives. Ainsi, les acteurs du secteur ont, dans une certaine mesure, fait des efforts considérables en faveur des particuliers.

Des tarifications toujours aussi complexes

En marge de la décision commune prise par les professionnels du secteur, l’Observatoire des tarifs bancaires s’est rendu compte que le coût de certains services a fortement augmenté sur le long terme. Ainsi, en 10 ans, le prix moyen d’une carte bancaire internationale avec débit immédiat, par exemple, est passé de 35,76 euros par an à 41,64 euros, soit une hausse de 10,7 %.

Dans le même registre, le coût des frais de tenue de compte est devenu 164 % plus élevé, de fin 2012 à début 2019, et culmine désormais à 19,11 euros. Ces points peu connus ont un impact important sur la facture finale des clients.

Certes, le gel des prix en 2019 a été appliqué aux frais d’incidents bancaires. D’ailleurs, certains tarifs se révèlent assez homogènes d’une banque à l’autre, par exemple concernant la facturation des rejets de chèques sans provision dépassant les 50 euros.

Toutefois, il existe encore des disparités notables entre chaque établissement sur les frais de certains services comme les lettres d’information préalable ou les lettres sur compte débiteur. Pour ces dernières, les prix pratiqués par les banques peuvent osciller entre 0 et 24,40 euros. Quant à la tarification des lettres d’information préalable, elle va de 5 à 20 euros, soit du simple au quadruple.

L’écart le plus important relevé par l’Observatoire concerne les frais relatifs à une mise en interdiction bancaire externe. Les tarifs affichés par les établissements français varient de 0 à 182,4 euros.

Face à ces écarts, les consommateurs ont tout intérêt à effectuer un comparatif bancaire avant de confier leur argent à une institution financière.

Cette mesure de prudence doit surtout être adoptée par les personnes financièrement fragiles. En effet, elles sont généralement les premières concernées par les frais d’incidents bancaires. D’ailleurs, certains élus s’étonnent de la politique répandue dans le secteur à ce sujet. Au final, les plus aisés se retrouvent favorisés au détriment des ménages en situation de précarité.

Une décision respectée dans le secteur

Les clients décident généralement de changer de banque en cas d’augmentation significative de la tarification de leur établissement. Ce phénomène implique en effet une forte hausse des dépenses contraintes dans le budget des ménages.

Ce constat est notamment issu du dernier rapport annuel de l’Observatoire des tarifs bancaires. Avant de présenter ces conclusions, l’organisme a analysé les données concernant 101 banques de réseau telles que BNP Paribas, Axa Banque, LCL, La Banque postale, les Crédits Mutuels, etc. Son étude inclut également 8 agences et banques en ligne comme ING, Fortuneo, Orange Bank ou Boursorama banque.

L’échantillon considéré couvre environ 98,02 % des comptes courants dédiés aux particuliers fin 2018. Grâce à ce panel d’établissements, l’Observatoire des tarifs bancaires a pu revenir sur deux points essentiels : les tarifs des services au sein de chaque banque ainsi que les frais d’incidents pratiqués par les différents réseaux.

En 2018, en pleine crise des Gilets jaunes, les banques françaises avaient accepté les requêtes de l’exécutif visant à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Elles se sont donc engagées à ne pas augmenter leurs tarifs au niveau des services dédiés aux particuliers pour l’année 2019.

Conformément à cet accord, aucune hausse de prix n’a été constatée cette année, selon l’Observatoire. Ainsi, plusieurs services ont affiché un prix moyen stable de fin 2018 à début 2019, notamment la commission d’intervention et le coût des cartes de paiement à l’international. D’autres prestations ont même vu leurs tarifs baisser, à l’instar de l’abonnement pour la gestion de comptes bancaire en ligne (-39,36 %).

Malgré ces chiffres encourageants, cette situation reste exceptionnelle et est essentiellement due aux engagements pris pour cette année. Certains élus suggèrent ainsi d’adopter des mesures similaires à long terme afin de protéger les plus fragiles. Il est par exemple envisageable de baisser le plafond des frais d’incidents de 20 à 5 euros mensuels, sans pour autant menacer le business model des banques.

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