Les banques d’investissement font face à une baisse consécutive de leurs rendements

une des banques d’investissement

Une vague de licenciements a frappé plusieurs banques européennes, en partant de la française Société Générale à la britannique Barclays, en passant par l’allemande Deutsche Bank. Et pour cause : les banques d’investissement se retrouvent avec des rendements très faibles en raison de divers facteurs. Le point sur ce sujet.

Les chiffres publiés par le Financial Times sont alarmants. En effet, ils mettent en avant le nombre de postes supprimés cette année dans les banques d’investissement. Les structures européennes en sont les plus touchées. Et celles qui n’ont pas encore procédé à des licenciements envisagent de le faire dans les prochains mois.

Ces congédiements successifs ont une cause apparente. Les banques subissent les pressions des investisseurs qui leur imposent une réduction des coûts, et font face à une faiblesse des volumes du trading ainsi qu’aux impacts des évolutions technologiques. Tout ceci entraîne une baisse des bénéfices réalisables. Les licenciements semblent inévitables.

Près de 30 000 postes supprimés

Le Financial Times a relevé la suppression d’environ 30 000 postes en Europe depuis avril dernier. La banque allemande Deutsche Bank étant la plus touchée, avec près de 18 000 emplois supprimés, soit plus de la moitié des licenciements survenus en Europe.

Du côté des Britanniques, la baisse de rendements a entraîné la suppression d’environ 4 000 postes chez HSBC, soit 2 % de ses salariés, et 3 000 postes chez Barclays. Pour Société Générale et Citigroup, l’impact de cette phase difficile se manifeste par la suppression d’une centaine de postes.

Les conséquences se font également ressentir au niveau du marché boursier. Ainsi, l’indice EURO STOXX BANKS a baissé de 26 % en un an et ne connaît que de très faibles taux depuis l’été 2016.

L’Europe subit la grande partie des pertes, bien que les États-Unis en soient également affectés, avec la suppression de près de 2 800 postes à Wall Street dans le secteur des négoces d’actions et de produits de base. Ce chiffre est toutefois en baisse de 2 % comparé à celui de l’année dernière.

Les licenciements n’ont fait aucune différence au niveau des employés. Ils concernent aussi bien les seniors, qui ont acquis plusieurs années d’expérience, que les jeunes employés, ayant 2 à 4 ans d’exercice.

De nouvelles exigences imposées sur le marché

L’analyse du Financial Times ne s’intéresse toutefois pas aux impacts sur les clients, par exemple ceux qui ont procédé à un changement de banque. En tout cas, la mise en place d’un plan de restructuration est observée chez la plupart des banques européennes.

Tel est le cas de l’italienne UniCredit qui pourrait supprimer 10 % de ses effectifs, soit 10 000 postes. Des mesures qui paraissent inévitables dans un contexte où les investissements se soldent par des taux d’intérêt nuls, voire négatifs, selon des analystes financiers.

Les causes d’une telle situation sont multiples. Parmi celles-ci, la politique mise en place par la BCE qui prévoit la baisse du taux d’intérêt. Aux États-Unis, les banques se trouvent également confrontées à une diminution des taux d’intérêt depuis novembre 2018. Ainsi, leurs investissements ne leur permettent de percevoir qu’un très faible rendement. Leurs profits sont donc peu importants.

L’impact de l’automatisation du trading n’est également pas à exclure. Désormais, les critères de transaction sont programmés et réalisés de façon automatisée sur un ordinateur.

Cette automatisation continue de se développer chez les plus importants acteurs du secteur et a permis de gagner une part importante des bénéfices pour le commerce des stocks. Elle réduit pourtant le nombre de postes au niveau des établissements bancaires.

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