Alma consolide son offre de services avec le paiement différé

capture écran du site ALMA

Alma est une Fintech fondée en 2018 qui se spécialise dans le paiement fractionné. Cette année, elle a l’intention de déployer une solution permettant d’échelonner un règlement jusqu’à 12 fois. Récemment, la jeune pousse a aussi lancé Pay Later. Il s’agit d’un service de paiement différé destiné à permettre aux commerçants d’attirer des consommateurs et de fidéliser leur clientèle.

Si Alma n’est pas à l’origine du paiement fractionné, la jeune pousse en a cependant augmenté la rapidité et l’efficacité. Avant d’accepter une demande de règlement en plusieurs fois, la Fintech vérifie la solvabilité de l’intéressé. Il se peut toutefois que les informations nécessaires ne lui soient pas accessibles. Au lieu de refuser automatiquement le dossier du demandeur, elle lui suggère d’envoyer ses informations bancaires.

À noter que seul l’agrégateur de données financières Budget Insight (agréé par l’ACPR) peut accéder aux informations de connexion au compte bancaire de l’intéressé. Les données qui parviennent à Alma se limitent à celles relatives aux transactions qu’il a effectuées, permettant d’évaluer sa solvabilité.

Un allié de choix pour les commerçants

Face à la crise sanitaire, les commerçants sont contraints de se réinventer pour continuer à engranger du chiffre d’affaires. Alma se veut un partenaire de choix pour eux grâce au paiement fractionné. En seulement quelques clics, ils pourront proposer sur les principales plateformes de e-commerce les solutions de la Fintech. Le patron de cette dernière, Louis Chatriot, observe :

Alma est un booster de business : nous permettrons d'augmenter les ventes, mais aussi la satisfaction client. Or, le nerf de la guerre dans le commerce, c'est la fidélisation de la clientèle.

Louis Chatriot

La start-up a commencé par collaborer avec des PME. Désormais, elle travaille avec des structures de plus grande taille. Elle assure que le nombre de marchands avec lesquels elle a établi un partenariat a été multiplié par 6 entre 2019 et 2020.

Son modèle économique est relativement simple. Lorsqu’un consommateur effectue un achat, Alma avance les fonds au commerçant. La société se rémunère en prélevant une commission qui varie en fonction du nombre de fractionnements :

  • 3,8 % si le paiement s’effectue en 3 fois ;
  • 4,2 % pour un règlement en 4 fois.

La jeune pousse a réalisé un tour de table pour concrétiser ses ambitions

Alma veut améliorer sa solution de paiement fractionné en permettant d’échelonner un règlement jusqu’à 12 fois, et ce, dès cette année. En parallèle, la jeune pousse a déjà mis en service Pay Later qui lui permet de proposer du paiement différé. Grâce à cet outil, les consommateurs peuvent acquérir immédiatement un produit, mais ne le paieront que plus tard. En effet, le règlement ne survient que 2 semaines à 1 mois après l’achat.

Pour faire davantage connaître son offre de services et accélérer son développement à l’international, Alma a levé 49 millions d'euros en série B auprès de Cathay Innovation et d’Idinvest. Son encours de dette actuel, qui se chiffre à près de 21 millions d’euros, vient s’ajouter à ce montant. En janvier 2020, la start-up a déjà bouclé une levée de fonds en série A de 12,5 millions d’euros. Elle s’est fixé pour objectif un volume de paiements annuel excédant le milliard d’euros d’ici 2 ans.

Si les Fintech françaises ne sont pas encore près de rattraper leur retard par rapport à leurs concurrentes britanniques, certaines d’entre elles semblent toutefois vouées à un bel avenir. Tel est notamment le cas d’Alma, de Lydia et de Qonto.

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