Paiement sur internet : l’authentification forte a permis de réduire la fraude en 2021

Une jeune fille tenant sa carte de crédit à l’aide d’un ordinateur portable pour faire du shopping en ligne.

Selon l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiements de 2021 publié par la Banque de France, il semblerait que l’authentification forte ait permis de diminuer la fraude sur internet lors d’un paiement par carte bancaire.

Face à l’augmentation de la fraude en ligne, l'Autorité bancaire européenne (ABE) a mis en place plusieurs normes. Depuis le 15 mai 2021, les nouvelles règles européennes imposent notamment la généralisation de l’authentification forte, afin de sécuriser les paiements par carte bancaire en ligne.

Dorénavant, lorsque vous payez par carte bancaire pour un achat supérieur à 30 euros sur internet, vous devez confirmer votre identité. Il existe 3 méthodes pour la confirmation avec ce moyen de paiement. La plus courante est l’authentification via l’application mobile de sa banque, en saisissant son code personnel par exemple ou grâce à son empreinte digitale.

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L’authentification forte freine la fraude...

En 2021, il y a eu 28 milliards de transactions en France représentant un montant total de 42 000 milliards d’euros. D'après les derniers chiffres publiés par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiements de la Banque de France, en France, la fraude aux moyens de paiement s’élève à 1,2 milliard d’euros en 2021. Elle est à la baisse de plus de 20%, et atteint désormais 0,135% en 2021 (contre 0,174% l'année précédente).

Un résultat qui serait dû en partie à la mise en place généralisée de l’authentification forte pour les paiements en ligne. En effet, toujours selon l’observatoire : les transactions authentifiées génèrent deux fois moins de fraude (0,10%) que celles non sécurisées (0,20%).

...mais de nouvelles techniques de fraude apparaissent

Si l'authentification forte contribue en partie à réduire la fraude, elle ne règle pour autant pas totalement le problème. Dernièrement, la Banque de France a alerté sur l’apparition de nouvelles techniques trouvées par les cybercriminels. Ces méthodes sont basées sur la manipulation et la pression psychologique sur les victime. Les cibles ? Si l’on dénombre beaucoup de personnes âgées, on retrouve aussi de jeunes cadres exerçant dans des entreprises cotées en bourse par exemple.

Ainsi, une troisième directive européenne concernant les services de paiement est d'ores et déjà à l’étude. Elle envisage de nouvelles orientations pour les prestataires de services de paiement vers de nouvelles technologies, à l’image de l'identité numérique ou de l'analyse comportementale.

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