Une nouvelle crise financière risque d’entraîner la disparition d’une banque sur trois

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Selon les spécialistes, un retournement de situation dans le secteur bancaire pourrait entraîner la fermeture d’un établissement sur trois dans le monde. Cette analyse est tirée d’une étude récente du cabinet d’expertise et de conseil McKinsey. En effet, vu la conjoncture économique internationale, de nombreuses banques ne pourront pas survivre à une éventuelle crise financière.

L’univers de la banque et de la finance en général traverse actuellement une période peu favorable à la croissance. Près de 354 établissements dans le monde rencontreraient ainsi de grandes difficultés, d’après une étude récente de McKinsey, publiée en partie par le quotidien Les Échos.

Les banques les plus touchées se trouvent majoritairement en Asie et en Europe de l'Ouest. Un tiers des établissements bancaires considérés affichent en effet une rentabilité particulièrement faible.

De ce fait, une crise financière, voire le moindre ralentissement de croissance, risque d’être fatale pour ces acteurs. Chacun s’efforce donc de revoir ses priorités et son organisation pour s’assurer un avenir dans le secteur.

Des choix difficiles mais nécessaires

Ces dernières années, les acteurs du secteur bancaire ont été contraints de supprimer des milliers de postes. L'Union européenne, à elle seule, recense 600 000 emplois disparus de 2008 à 2018, selon Les Échos. À travers cette démarche, les établissements bancaires cherchent à assurer leur rentabilité. Selon les analystes de McKinsey, chaque banque devra choisir ses « batailles » pour surmonter ces moments difficiles.

Comme l’explique Sébastien Lacroix, senior partner chargé du secteur financier chez McKinsey :

Les banques doivent désormais se concentrer sur leur cœur de métier, sachant que ce cœur de métier va fortement varier d'une banque à l'autre : il peut s'agir d'une focalisation en termes de segmentation de clientèle, de géographie ou même de métiers.

Certaines enseignes ont déjà fait leur choix. Société Générale et BNP Paribas, par exemple, ont décidé de mettre fin à leurs activités de trading. Deutsche Bank, pour sa part, a abandonné son ambition de s’imposer sur les marchés d’actions aux États-Unis. Enfin, HSBC envisage sérieusement de céder son réseau de banques de détail en France.

Une période d’incertitude pour les banques

Les particuliers décident généralement de changer de banque lorsqu’ils trouvent une meilleure offre ailleurs. Cette démarche sera toutefois inutile en cas de crise financière. En tout cas, les difficultés rencontrées par le secteur bancaire ne mènent pas vraiment à un pronostic optimiste. Selon Sébastien Lacroix, du cabinet McKinsey :

Ce qui peut rendre particulièrement alarmiste, au-delà des enjeux industriels et stratégiques déjà connus pour les banques, c'est le ralentissement de la croissance. On pourrait arriver en bout de cycle.

Selon l'étude du cabinet de conseil publiée le 22 octobre dernier, 35 % des 1 000 banques analysées dégagent à peine une rentabilité moyenne de 1,6 %. Par ailleurs, 80 % d’entre elles détruisent même de la valeur. Ces chiffres indiquent que le coût moyen des fonds propres a dépassé leur rentabilité.

Dans ce contexte, l'utilité de certaines banques est remise en question. La situation risque encore de s’aggraver avec la baisse constatée dans les prévisions de croissance. Le FMI (Fonds monétaire international) ne prévoit en effet qu'une progression de 3 % du PIB mondial.

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