Le projet de l’Europe de mettre en place une solution de paiement unique se concrétise

Logo de La Banque Postale prise sur leur bureau à Bourgoin Jallieu, France.

Il réunit une trentaine de banques issues des sept pays membres de l’Union européenne. Ils ont un objectif commun : proposer un moyen de paiement unique qui permet de concurrencer les géants américains. Étudié depuis 2019, le projet se concrétise peu à peu. Les investissements devraient être lancés dès 2022 selon les prévisions.

Le projet a été baptisé EPI pour European Payments Initiative. Comme son nom le laisse entendre, il vise à mettre en place un service de paiement qui sera partagé entre les pays européens. La solution n’est pas encore opérationnelle et les acteurs sont en phase de discussion pour l’heure. Ils devraient commencer les investissements à partir de 2022, à condition que tous les participants adhèrent aux idées avancées. Le montant des apports de chacun fait encore débat, l’Espagne hésitant à s’engager au vu de la somme demandée. Sans entraîner l’annulation du projet, son refus amènerait les banques adhérentes à revoir le plan de financement.

Soutenu par la Commission européenne et la Banque Centrale

Une somme de près de 1,3 à 1,5 milliard serait nécessaire pour mettre en place ce projet. Seulement 30 millions d’euros sont disponibles à l’heure actuelle qui vont servir pour les études exploratoires.

Pour l’Espagne, le montant de l’investissement fait naître des interrogations. En effet, le pays a déjà engagé une somme importante dans le développement d’une solution de paiement mobile. Un moyen de paiement qui peut demander à l’utilisateur d’ouvrir un compte bancaire.

En dehors de l’Espagne, les autres pays semblent convaincus. C’est le cas de la France qui adhère au projet par l’intermédiaire de six banques. Il s’agit du Crédit Mutuel, du Crédit Agricole, de la BNP Paribas, de la BPCE, de la Société Générale et de la Banque Postale. Le programme a également reçu l’avis favorable du ministère des Finances des sept pays participants. La Banque centrale européenne et la Commission européenne ont aussi témoigné de leur soutien.

Un éventuel retrait de l’Espagne demandera cependant aux acteurs concernés de revoir le montant de leurs investissements. Ils vont devoir compléter la somme requise sans l’aide des établissements espagnols.

Un projet étudié depuis 10 ans

La décision du pays est donc très attendue. Pour rappel, le projet EPI n’est pas une idée nouvelle, encore moins récente. L’idée de mettre en place un moyen de paiement paneuropéen a fait son apparition en 2010 avec le projet Monnet. Faute d’avoir trouvé un accord, les acteurs ont dû l’abandonner. Leur ambition semble cependant être restée au point où en 2019, ils rediscutent du sujet. Le projet PEPSI (Pan European Payement System Initiative) a alors vu le jour, rebaptisé par la suite EPI.

Il a réuni vingt banques à l’origine, mais leur nombre a augmenté pour atteindre trente et une actuellement. Elles partagent la même ambition, celle de développer une carte de paiement commune à l’Europe. Celle-ci permettrait de s’imposer face aux opérateurs américains, Visa et Mastercard notamment. Le projet cache ainsi un objectif de promouvoir la souveraineté européenne.

Le conseil d’administration d’EPI a donné son accord le lundi 29 novembre 2021 pour la création d’une structure permanente (Target company). En effet, le projet s’est jusque-là appuyé sur une entreprise temporaire (Interim company). La concrétisation dépendra désormais des actionnaires. Ils devront prendre des décisions quant au montant de l’investissement et de l’apport de chacun.

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