Le gain d’optimisme des banques européennes au premier trimestre inquiète la BCE

Bâtiment de la banque centrale européenne à Francfort Allemagne.

En Europe, pour la majorité des enseignes bancaires, l’optimisme est désormais au rendez-vous après plusieurs mois d’absence. Ce pour la simple raison qu’au premier trimestre, les résultats de ces établissements financiers ont annoncé des couleurs encourageantes pour les inciter à baisser leur garde face aux impayés. Un relâchement qui a bien fait d’inquiéter la BCE.

En temps de crise, les banques ont pour habitude d’augmenter leurs provisions financières pour faire face à la montée en force des risques d’impayés. Tout cela pour en venir au fait que depuis la pandémie, ces dernières ont adopté cette stratégie.

Du moins, jusqu’à la fin du premier trimestre étant donné qu’en portant un regard sur le compte bancaire de leurs clients ainsi que sur leur bilan pour cette période, elles ont découvert qu’après plus d’un an de prudence, le moment est venu de baisser la garde.

Ce qui serait trop prématuré selon la Banque centrale européenne qui, à travers le président du conseil de surveillance prudentielle Andrea Enria a donné preuve de son inquiétude.

Les banques européennes baissent la garde

Après plus d’un an de prudence, les banques européennes ont finalement décidé de baisser la garde face aux risques d’impayés que la crise sanitaire pourrait engendrer. Ce, pour des raisons liées au fait qu’au premier trimestre, elles ont enregistré :

  • Des résultats en forte hausse ;
  • Des bénéfices jusqu'à deux à trois fois supérieurs aux prévisions des analystes.

Des éléments suffisants pour les inciter à prendre la décision de revoir à la baisse leurs provisions financières en prenant en exemple les banques américaines à l’instar de JP Morgan réduisant de 5,2 milliards de dollars ses réserves pour impayés après les 2,9 milliards effectués à fin 2020.

Concrètement, ces établissements européens estiment que comparés à leurs homologues évoluant dans le pays de l’Oncle Sam, ils font preuve d’une certaine prudence en procédant à la réduction modérée de leur coût du risque. Soit, pour une division par trois ou à hauteur de 37 % si l’on prend en exemple le cas de Société Générale et de BNP Paribas. Dans ce sens, le directeur général adjoint chargé des finances de SG a d’ailleurs souligné que :

Nous aurions pu faire des reprises de provisions dès ce trimestre, mais nous avons préféré garder un coussin de sécurité.

La prudence est toujours de mise selon la BCE

Aux yeux des banques européennes, l’heure est désormais au relâchement modéré de la prudence pour inciter un banquier français à dire que :

On s'oriente vers une normalisation du coût du risque, même si les niveaux demeurent importants.

Ce qui n’est pas trop de l’avis du président du conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne qui a tenu à rappeler que :

Nous n'avons toujours pas atteint le pic en termes de matérialisation des risques de crédit.

Ainsi, la BCE pense que l’éventualité d’une hausse brutale des défaillances n’est pas encore écartée pour l’inciter à dire que :

Ce n'est pas encore le moment d'adopter des attitudes trop positives.

Une crainte d’autant plus incontestable selon l’organisme prenant en compte les deux facteurs pouvant entrainer un aboutissement inquiétant. À savoir :

  • Les dispositifs de soutien apportés à l'économie par les États sont voués à disparaître progressivement ;
  • L'endettement des entreprises a fortement augmenté sur la période.
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