Les banques américaines résistent mieux à la crise sanitaire comparées aux banques européennes

Façade du Centrale banque Européenne.

Le bilan de l’année 2020 montre les impacts de la pandémie sur le secteur bancaire. Les résultats sont toutefois différents entre l’Europe et les États-Unis. Les banques françaises font également état d’une exception dans la zone euro. Elles réunissent 90 % des bénéfices réalisés. Cependant, la situation devrait changer avec le plan de redressement européen.

La Banque centrale européenne vient de rendre public le rapport portant sur les résultats de 2020 dans le secteur bancaire. Le document témoigne d’une inégalité entre les pays et les établissements. Une différence qui s’expliquerait par le modèle adopté par chaque banque et les marchés cibles.

Au niveau de la zone euro, la France se distingue également. Les banques en France auraient réuni pas moins de 90 % des avantages générés en 2020. BNP Paribas se positionne en tête du classement. Cela dit, globalement, les établissements européens sont devancés par les banques américaines, qui auraient mieux vécu la crise sanitaire. Cette différence s’explique de plusieurs façons.

Des banques toujours actives malgré la crise

Le rapport publié par la BCE fait état d’un bénéfice de 23,5 milliards d’euros en 2020. Sur ce montant, 21,5 milliards d’euros revenaient aux banques françaises.

À lui seul, BNP Paribas a généré un tiers du bénéfice français. Il est suivi par Crédit Agricole qui enregistre un résultat d’un peu moins de 3 milliards d’euros. Vient ensuite le groupe BPCE qui termine l’année avec 1,7 milliard d’euros au titre de ses résultats.

La Société Générale est l’unique établissement à avoir relevé des pertes. Cependant, elle pourrait s’expliquer par une certaine rétention dans l’octroi des prêts. Cela par peur d’un défaut de remboursement avec la pandémie. Une politique qui n’a pas été adoptée par l’ensemble des établissements en France.

En effet, d’un point de vue général, les banques seraient restées actives dans l’Hexagone, contraintes par le ratio de Bâle. Elles auraient continué d’octroyer des prêts, l’’État se portait d’ailleurs garant. Elles auraient également approché les clients professionnels.

Ce qui paraît nécessaire sachant qu’un client qui peut ouvrir un compte bancaire est une source potentielle de revenus. De même, celui qui réalise une transaction. Inversement, chaque départ représente une perte éventuelle.

La digitalisation plus que jamais nécessaire

Aux États-Unis, les banques se seraient mieux sorties grâce à une réglementation qui leur est favorable. Elles bénéficieraient également de la diversification des activités business et des marchés domestiques. À cela s’ajoute la possibilité d’une reprise prochaine des activités, soutenue par une vaccination qui s’accélère dans le pays. Le contexte semble ainsi propice si bien qu’on enregistre une croissance de 6,4 % pour le premier trimestre de 2021.

En Europe, la perspective d’une croissance semble encore difficile à envisager. D’ailleurs, le Vieux Continent termine le premier trimestre sans aucune augmentation à noter. Par contre, une baisse de 0,4 % du PIB a été remarquée.

La mise en œuvre du plan de relance annoncé il y a plusieurs mois pourrait faire la différence. Celui-ci prévoit l’octroi d’un financement de 750 milliards d’euros qui constituera un endettement commun. L’accord des parlements nationaux est attendu avant de pouvoir le débloquer.

Bien entendu, ce financement ne pourrait pas tout résoudre. Les banques européennes doivent faire face à d’autres défis, notamment celui de la digitalisation. La transformation numérique paraît indispensable pour s’aligner sur les Fintechs et les entreprises du GAFAM. Cette transition pourrait les conduire à une restructuration en interne. Il faut certainement tenir compte des nouvelles compétences requises et des postes qui devraient éventuellement disparaître.

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