Bercy veut instaurer l’esprit FinTech aux établissements bancaires

Vue de Bercy

Selon l’avis du gouvernement, l’impact de la réforme européenne des services de paiement devrait toucher un champ plus élargi. Pour cela, il espère que les organismes financiers puissent ouvrir leurs portes des comptes épargnes de leurs clients aux différents agrégateurs. Mais cette idée ne semble pas trop enthousiasmer les banques, qui demeurent assez réticentes à l’idée de leur donner un libre accès aux comptes épargnes.

Une seconde directive européenne a été lancée par rapport aux services de paiement dans le but d’apporter un vent de rénovation sur le marché des services financiers. Ce qui permettrait aux startups d’avoir un accès à la base de données des clients qui ont déjà pu ouvrir un compte bancaire au sein des établissements bancaires. Et pourtant, selon l’avis du gouvernement français, cette nouvelle directive n’offre que des solutions superficielles. Le ministère des Finances d’indiquer :

Cette directive traite seulement des comptes de paiement mais elle laisse de côté tous les autres comptes (épargne, titres, etc.) auxquels ont déjà accès les agrégateurs de compte bancaire qui offrent au client une vue consolidée de leurs avoirs.

Pour Bercy, la crainte est donc que les startups de la finance soient obligées d’avoir recours à des outils d’extraction de données peu fiables en utilisant la technique de « Web scrapping ».

Une directive pour les banques

Bercy veut ouvrir les portes aux startups :

A minima, nous voulons garantir l'accès consultatif des agrégateurs aux comptes épargne de leurs clients domiciliés dans les banques, mais nous réfléchissons aussi à un dispositif pour leur assurer un accès consultatif aux comptes titres et aux contrats d'assurance-vie.

Mais les agrégateurs de patrimoine financier, pour lesquels cette nouvelle directive semble être très importante, pensent que sa mise en œuvre ne sera pas aussi simple qu’on ne le croit. Les établissements bancaires, les compagnies d’assurance et les sociétés d’investissements n’adoptent pas les mêmes attitudes.

En effet, afin de permettre à ces jeunes pousses de la finance d’accéder à leurs bases de données, les banques optent pour la mise en place de plateformes API qui donneront un accès ouvert aux données de leurs clients.

Par contre, les sociétés d’investissement et les compagnies d’assurance ne sont pas spécialement touchées par cette nouvelle directive européenne. Raison pour laquelle ces catégories de professionnels n’ont trouvé aucun intérêt d’engager de tels investissements.

Une nouvelle directive pour favoriser la concurrence

La mise en place de cette nouvelle directive va prendre effet vers le début de la saison estivale. Pour le moment, Bercy est encore sur le point de finaliser l’ordonnance qui appliquera la seconde directive européenne sur les services de paiement. En attendant, le gouvernement devra transmettre les nouvelles obligations qu’il veut introduire au niveau de la législation.

Mais le secteur bancaire ne semble pas très emballé par le projet en question. En effet, pour les banques, cette réforme risque, dès le début de l’année 2018, de développer davantage la compétitivité qui subsiste déjà entre elles. Malgré tout, elles n’ont guère le choix que de s’y préparer.

Ceci à conditions toutefois qu'elles ne soient pas prohibitives pour les agrégateurs.

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