La rentabilité des banques françaises sera encore mise à l’épreuve en 2019

la Société Générale

Taux bas, concurrence accrue, coûts structurels importants et nécessité de fournir des efforts de transformation sont autant de facteurs mettant à l’épreuve la rentabilité des banques de détail en France cette année. Quels seront leurs revenus en 2019 ? Les analystes de Standard & Poor's se sont penchés sur la question.

Le relèvement des taux directeurs de la BCE vers la mi-2019 reste incertain. Les banques françaises subissent donc toujours un contexte des taux bas. Conséquence, les revenus provenant des activités de crédit sont restreints et les établissements bancaires tirent des bilans cumulant de nombreux prêts peu avantageux.

L’arrivée d’acteurs à l’instar des Fintech et des néobanques qui viennent concurrencer les banques traditionnelles s’ajoute à ce tableau. Pour continuer d’attirer de nouveaux souscripteurs, les établissements historiques doivent s’adapter en baissant leurs taux. Selon le directeur senior chez S&P Global Ratings, Nicolas Malaterre, la concurrence impactera probablement la capacité à augmenter les commissions.

Un début d’année morose pour les banques françaises

Pour les banques françaises, le ratio coûts/revenus est actuellement de 68 %. Les conclusions tirées de l’étude de S&P Global Ratings montrent que ce score est élevé de 10 points par rapport à la moyenne européenne. Entre autres, les coûts de fonctionnement importants et les revenus peu élevés en sont la cause.

D’après l’agence de notation, les perspectives d’amélioration dans un futur proche s’annoncent peu nombreuses. Nicolas Malaterre a par ailleurs précisé au cours de la conférence de presse annuelle de S&P Global Ratings ne s’attendre au mieux qu’à une stabilisation du PNB (produit net bancaire) suivant le rythme de remontée des taux.

Pour Société Générale et BNP Paribas, le début d’année n’est pas très convaincant. BNP Paribas a notamment subi une perte de marché s’élevant à 80 millions de dollars aux États-Unis et vu l’accord avec DWS sur le transfert de métiers de titres annuler, selon les précisions de l’agence Bloomberg.

Le 17 janvier dernier, Société Générale anticipe à son tour un recul de 20 % de ses revenus sur les marchés financiers au quatrième trimestre 2018 en raison de leur volatilité.

Quels défis les banques doivent-elles relever ?

Les banques traditionnelles doivent faire face à une concurrence accrue, d’autant plus que les nouveaux entrants se sont lancés dans d’autres activités rémunératrices comme l’assurance et la gestion d’actifs.

Par ailleurs, les banques de réseau pâtissent de l’exigence de transparence quant aux grilles tarifaires. Elles ont du mal à suivre les nouveaux acteurs du numérique qui, eux, sont très flexibles. Une défaillance pouvant motiver les clients à changer d'agence bancaire.

Du côté des investisseurs en bourse, cela crée un climat de pression provoquant leur désintérêt. À noter que le CAC 40 a régressé de 10,95 % l’an dernier. Un score négatif alimenté par la baisse de la valeur des actions des établissements bancaires, notamment de BNP Paribas et de Société Générale qui affichent respectivement un repli de 36,6 % et de 35,3 %.

Les grands groupes bancaires traditionnels n’ont pourtant pas cessé de mettre en œuvre des programmes de restructuration dans le but de réduire leurs coûts de fonctionnement. Néanmoins, les retombées favorables de ces plans d’économie ambitieux souffrent des importants investissements effectués en parallèle.

À savoir les investissements en vue de se conformer à l’accélération de l’évolution réglementaire ou encore de répondre à l’urgence d’amorcer la transformation numérique. Les gains obtenus d’un côté ne couvrent en effet pas les dépenses indispensables de l’autre.

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