La mobilité bancaire est toujours mise à l’épreuve

Consultation de la banque sur le web

L’association des consommateurs UFC-Que Choisir a établi un bilan relatif au dispositif de mobilité bancaire en France. Il semble que celui-ci n’est pas encore totalement effectif étant donné que certains éléments freinent toujours cette mobilité.

Parmi les obstacles cités figurent le coût onéreux du transfert des PEL, CEL et PEA ainsi que les imprévus lors du transfert de domiciliation (refus du mandat de mobilité, erreurs de transfert des virements et prélèvements, délais dépassés, etc.). Gros plans !

7 mois après l’entrée en vigueur de la loi Macron qui a instauré un service d’aide à la mobilité bancaire, les Français rencontrent toujours des difficultés lors d’un changement de banque. Pourtant, 24% des consommateurs désirent quitter leur établissement bancaire et se domicilier dans une autre enseigne dans les 12 prochains mois.

Dans ce contexte, l’association des consommateurs UFC-Que Choisir a réalisé une étude auprès de 4 900 personnes. Celle-ci révèle que 40% des sondés estiment que les démarches de changement de banque restent difficiles car trop longues et complexes.

Le transfert des produits d’épargne réglementée reste payant

Depuis février dernier, la loi Macron sur la mobilité bancaire contraint les établissements de crédit à transférer gratuitement la domiciliation des virements et des prélèvements des clients qui en font la demande. En revanche, le transfert des produits d’épargne réglementée reste payant et devient même davantage onéreux.

En l’espace de 5 ans, le coût du transfert d’un PEL (Plan d’épargne logement) ou d’un CEL (Compte épargne logement) est passé à 91 euros en moyenne, soit une progression de 18%. Pour ce qui est du PEA (Plan d’épargne en actions), ce coût a augmenté à 87 euros en moyenne, ce qui renvoie à une hausse de 13%.

Certaines études indiquent qu’en quittant une banque traditionnelle pour une enseigne en ligne, un usager réalise une économie mensuelle de 62 euros en moyenne. Par conséquent, un détenteur d’un PEL et d’un PEA mettra 2 ans et 10 mois pour recouvrer le coût des transferts de son produit d’épargne.

Ce laps de temps peut même passer à 4 ans si son compte initial était ouvert au Crédit Agricole Atlantique Vendée qui pratique 270 euros de frais de transfert, soit le tarif le plus élevé, selon l’UFC-Que Choisir.

Des imprévus qui peuvent coûter aux clients

Si le transfert de domiciliation ne se passe pas correctement, d’autres frais peuvent par ailleurs survenir, ce qui peut alourdir considérablement la facture de l’usager.

C’est notamment le cas lors d’un refus du mandat de mobilité par la banque d’arrivée, d’erreurs sur le transfert des virements et prélèvements ainsi qu’à l’occasion de délais dépassés. L’UFC-Que Choisir indique en outre que l’opération de transfert peut parfois s’étaler sur plusieurs mois.

Ainsi, les clients qui désirent changer de banque sont encore confrontés à certains obstacles. Pour optimiser la mobilité bancaire, l’UFC-Que Choisir revendique un système de portabilité du compte bancaire, similaire à ce qui se fait dans le domaine de la téléphonie mobile (le client conserve son numéro de compte à l’occasion d’un changement d’enseigne).

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